[scald=64997:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - La France aide le Conseil national syrien (CNS), coalition des opposants au régime de Bachar al Assad, et l'encourage à s'organiser, a déclaré jeudi Alain Juppé.

L'opposition syrienne a annoncé début octobre, à Istanbul, la formation du CNS, qui réunit tous les courants politiques opposés au régime syrien. Il est présidé par Bourhane Ghalioune, un universitaire basé à Paris.

Prié de dire si la France était prête à reconnaître cette instance, le ministre des Affaires étrangères a répondu sur BFM TV et RMC Info : "Il faut qu'il s'organise d'abord. Pour l'instant, c'est une institution qui n'en est pas vraiment une".

"On a des contacts avec eux, j'ai vu à Paris M. Ghalioune", a précisé Alain Juppé.

"En tout cas nous les aidons, nous avons des contacts avec eux et nous les encourageons à s'organiser", a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie française a jugé que la décision de la Ligue arabe de suspendre la Syrie de ses rangs était un tournant "très important".

Il a souhaité en outre que le projet de résolution condamnant la Syrie pour la répression des manifestations anti-gouvernementales soit adopté à une large majorité à l'Assemblée générale des Nations unies.

Ce texte, porté par la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne, pourrait être présenté la semaine prochaine au comité des droits de l'Homme de l'Onu.

"Ça suffit. La répression brutale, sauvage, qui est exercée depuis des mois et des mois ne peut plus continuer", a répété Alain Juppé. "Ça ne peut plus durer".

Le ministre a redit ne pas croire à la possibilité d'une intervention militaire, comme en Libye.

"Il est hors de question de s'engager dans une intervention militaire si on n'a pas le feu vert des Nations unies", a-t-il déclaré.

"Nous respectons le droit international. On n'aura pas ce feu vert parce que la Russie continue à bloquer", a-t-il ajouté.

Sophie Louet

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