un millier de soldats français seront présents en centrafrique
un millier de soldats français seront présents en centrafrique © reuters

Le ministre de la Défense l'a annoncé ce matin : un millier de soldats français vont partir pour six mois dans ce pays en "voie d'effondrement". La France a déjà 400 militaires sur place. Des Casques bleus vont aussi appuyer l'opération.

L'envoi de troupes françaises se fera en effet sous l'égide des Nations Unies, via une résolution qui permettra à la France d'intervenir aux côtés d'une force africaine.

La France appuiera cette mission africaine de l'ordre d'un millier de soldats.

Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye a de son côté déclaré que la France allait tripler son contingent militaire dans ce pays, en envoyant 800 soldats supplémentaires, ce qui doit porter le contingent à 1.200 hommes.

Un chiffre confirmé à demi-mot par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui estime qu'il "fait sens". La France attend désormais le feu vert des Nations-Unies.

Dès lors que nous aurons cette autorisation par la communauté internationale, nous procéderons à un renforcement de notre présence. Nous annoncerons les modalités le moment venu.

Il a rappelé que l'intervention de la France porterait sur quatre domaines : la sécurité, l'humanitaire, la transition politique et le développement économique.

Les précisions d'Olivier Poujade.

La Centrafrique n'est pas le Mali

Jean-Yves Le Drian a ajouté que l'intervention en Centrafrique serait brève, et très différente de l'opération Serval au Mali. "C'est de l'ordre de six mois à peu près", explique-t-il en précisant que le calendrier sera déterminé par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Il faut dire que la situation est critique plus globalement en Afrique centrale. Pour Laurent Fabius, il y a un risque d'implosion dans tous les domaines qui est absolument massif. Jusqu'à présent, cela ne concernait, et c'était déjà trop, que les Centrafricains, et aujourd'hui si le vide et l'implosion s'installent, cela va concerner tous les pays de la région, c'est-à-dire le Tchad, les Soudans, le Congo, le Cameroun".

La République centrafricaine a sombré dans le chaos depuis que les rebelles de la Séléka (Coalition) ont évincé le président François Bozizé en mars dernier.

Selon le département d'Etat américain, la violence a fait près de 400.000 déplacés dans le pays et 68.000 réfugiés dans les pays voisins depuis que le chef de la Séléka et président par intérim, Michel Djotodia, a perdu le contrôle de sa coalition de chefs de guerre.

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