La France bombarde le groupe Etat islamique en Syrie
La France bombarde le groupe Etat islamique en Syrie © MaxPPP

Annoncés par l'Elysée dimanche matin dans un communiqué, ces bombardements sont des opérations de "légitime défense" explique le Premier ministre Manuel Valls. Après plusieurs semaines de repérages, elles visent des points stratégiques contre le groupe Etat islamique.

Jusqu'à présent, les bombardements contre le groupe islamiste n'avaient eu lieu qu'en Irak, à la demande du gouvernement irakien. 200 frappes ont déjà été menées dans ce cadre depuis un an.

Notre pays confirme ainsi son engagement résolu à lutter contre la menace terroriste que constitue Daesh. Nous le ferons à chaque fois que notre sécurité nationale sera en jeu.

Pour le Premier ministre Manuel Valls, il s'agit là d'opérations de "légitime défense".

Des frappes déjà annoncées

Mais ce n'est pas vraiment une surprise, François Hollande l'avait annoncé le 7 septembre, lors de sa conférence de presse de rentrée. "J’ai demandé au ministre de la Défense que dès demain, puissent être menés des vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie. Ils permettront d’envisager des frappes contre Daech en préservant notre autonomie de décision et d’action", avait-il déclaré. Le chef de l'Etat avait par ailleurs exclu toute intervention au sol.

Vendredi, dans un entretien au Monde, le ministre de la Défense avait précisé que la France viserait, sur le sol syrien, des "centres de formation de combattants" y compris français destinés à frapper en Europe.

Les frappes sont donc la suite logiques de ces annonces. Christian Chesnot, journaliste au service international de France Inter.

Tous les acteurs réunis à New York

L'annonce de ces frappes intervient au moment d'une assemblée générale des Nations Unies, à New York. François Hollande et Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères devaient notamment y parler du climat et de la COP 21, mais on peut imaginer que la Syrie sera finalement au cœur des discussions.

Dans son communiqué, l'Elysée souligne que le conflit syrien nécessite une "réponse globale" incluant "une transition politique qui associe des éléments du régime (de Bachar al Assad) et de l'opposition modérée". "La France y est engagée. Elle y travaillera activement, avec l'ensemble des acteurs impliqués, en soutien aux efforts de l'envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie", Staffan de Mistura. Paris s'opposait jusqu'à présent à ce que Bachar al Assad soit impliqué dans le processus.

La semaine dernière, la chancelière allemande Angela Merkel a estimé qu'il fallait ne fallait pas exclure le dirigeant syrien. D'autres responsables occidentaux ont laissé entendre qu'il pourrait jouer un rôle dans une solution politique négociée à la crise, après plus de quatre ans d'une guerre qui a fait 240.000 morts.

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