françois hollande en visite en israël
françois hollande en visite en israël © reuters

François Hollande entame une visite de trois jours en Israël, et compte bien relancer des relations économiques et commerciales indignes "de la qualité de la relation politique". Français et Israéliens sont notamment d'accord pour ne rien céder à l'Iran.

C'est sa première visite d'État en Israël, et la dernière d'un chef d'État français remontait à 2008. C'est dire si François Hollande est très attendu dans le pays, sur fond de négociations à venir sur le programme nucléaire controversé de l'Iran.

François Hollande, très attendu et très apprécié en Israël... "Vive la France", crient les journaux locaux. Luc Lemonnier est notre envoyé spécial sur place.

Sur la question iranienne, la position israélienne est claire : Paris ne doit "pas fléchir" face à l'Iran avant le début des discussions le 20 novembre à Genève. "La pression ne doit pas être relâchée", assure le président Simon Peres, qui salue "la position française de fermeté".

À l'Élysée, on est un peu moins catégorique, et si l'on est convaincu comme Israël que le programme iranien "doit cesser", on parle de différences dans "l'approche tactique". Une position qui "n'est pas pour plaire à tel ou tel Etat".

François Hollande a d'ailleurs profité de son voyage pour apporter officiellement son soutien à la position de fermeté d'Israël envers l'Iran.

La France ne cédera pas sur la prolifération nucléaire. Tant que nous n'aurons pas la certitude que l'Iran a renoncé à l'arme nucléaire, nous maintiendrons toutes nos exigences et les sanctions.

Les Etats-Unis eux sont brouillés sur ce dossier avec leur traditionnel allié israélien. l'administration Obama est en effet favorable à un accord pour assouplir les sanctions sur l'économie iranienne, qui asphyxient le pays.

Des raisons économiques

François Hollande est aussi en voyage d'affaires : il souhaite renforcer des liens économiques et commerciaux avec ce pays ami... qui n'achète pas grand chose. Ces liens sont faibles actuellement, notamment car les chefs d'entreprise français hésitent à investir dans un pays perçu comme compliqué, voire dangereux.

De son côté, EDF vient de s'installer dans le désert du Negev, et c'est un gros coup pour la société française. Reportage de Sébastien Laugénie.

Les flux commerciaux entre les deux pays s'élèvaient en 2011 à 2,3 milliards d'euros. La France n'est que le 11e fournisseur d'Israël, un pays pourtant "riche et à la pointe de l'innovation", pour un haut resonsable français.

Dans les valises du président français, les dirigeants d'entreprises comme Alstom, Arianespace ou Vinci, qui espèrent bien améliorer cette situation.

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