[scald=108023:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - La France ne souhaite "la venue d'aucun prêcheur extrémiste" sur son territoire, a déclaré dimanche Henri Guaino, démentant toute "défaillance" des services consulaires français concernant le voyage annoncé du plus influent théologien du monde arabe, cheikh Youssef al Qardaoui.

Manuel Valls, directeur de communication du candidat socialiste à l'élection présidentielle, François Hollande, a affirmé que les autorités françaises avaient annulé un visa délivré à ce religieux qatari d'origine égyptienne, qui a été invité en France en avril par l'Union des organisations islamiques de France (UOIF).

"Ce personnage n'a pas besoin de visa parce qu'il dispose d'un passeport diplomatique (qatari, NDLR) mais il peut faire l'objet d'une mesure d'interdiction du territoire", a expliqué Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy sur Radio J.

"Il n'y a pas eu besoin de lui donner un visa, il n'y a pas lieu de lui retirer le visa", a-t-il insisté. "Il n'y a pas eu de défaillance".

Si cheikh Youssef Al Qardaoui maintenait son projet de venir en France, les autorités françaises prendraient "les mesures nécessaires", a dit Henri Guaino.

"Le gouvernement français ne souhaite la venue d'aucun prêcheur extrémiste sur le territoire français", a-t-il souligné.

Avant d'insister : "Le gouvernement prend et prendra toutes les mesures nécessaires pour que ce genre de personnage ne vienne pas sur le territoire de la République française délivrer un message extrémiste, un message de haine, un message antisémite ou un message raciste".

"C'est vrai pour celui-ci comme pour les autres", a ajouté le conseiller.

Le sunnite cheikh Youssef Al Qardaoui est l'un des dirigeants spirituels des Frères musulmans dans le monde.

Sophie Louet

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