Vladimir Poutine demande qu'on fasse confiance à Bachar Al-Assad. Sur le terrain, la guerre continue et les réfugiés syriens sont plus nombreux. La France promet d'en accueillir plus à l'avenir mais en concertation avec ses partenaires européens.

C'est une promesse faite par François Hollande à des représentants d'organisations humanitaires qui étaient reçus à l'Elysée vendredi matin. Ecoutez ce que le président du Secours Catholique François Soulage a dit à Estelle Schmidt à la sortie de cet entretien avec François Hollande.

Il faut être attentif à ne pas sélectionner les réfugiés que nous voulons accueilir.

François Hollande interviendra dimanche soir sur TF1 dans le cadre du journal télévisé de 20h, a annoncé vendredi l'Elysée. Le président français avait fait savoir qu'il s'exprimerait prochainement sur la situation en Syrie.

Vers une conférence "Genêve 2"

john kerry n'exclut par le recours à la force en syrie
john kerry n'exclut par le recours à la force en syrie © reuters

John Kerry et Sergueï Lavrov ont convenu de se retrouver autour du 28 septembre à New York pour tenter de se mettre d'accord sur une date pour la conférence dit "Genève 2" au sujet de la Syrie.

A l'issue de deux jours de discussions à Genève avec son homologue russe, le secrétaire d'Etat américain a qualifié de ces entretiens de "constructifs", tandis que le chef de la diplomatie russe a rendu hommage à son collègue américain pour avoir, selon lui, pris conscience de la nécessité de faire progresser la voie diplomatique dans le conflit syrien.

L'émissaire de l'Onu pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, qui s'était joint aux discussions entre les deux hommes vendredi matin, a de côté estimé que le démantèlement de l'arsenal chimique syrien était très important dans l'optique de la tenue de Genève 2.

Pékin, Moscou, Téhéran saluent l'adhésion de Damas

La Russie, la Chine et l'Iran ont salué vendredi la décision de la Syrie d'adhérer à la Convention pour l'interdiction des armes chimiques (CIAC). Selon le président russe Vladimir Poutine en marge du sommet de l'Organisation de coopération de Shanghaï (OCS), qui se tient au Kirghizistan :

Il s'agit d'une étape importante dans le règlement de la crise syrienne. Cela confirme le sérieux des intentions de nos partenaires syriens.

Portrait officiel de Vladimir Poutine
Portrait officiel de Vladimir Poutine © Radio France / Presidential Press and Information office

Damas a accepté mardi une proposition de Moscou, son allié le plus puissant, de placer ses armes chimiques sous contrôle international afin d'éviter des frappes militaires américaines et françaises. Selon le représentant de la Syrie aux Nations unies, Damas est désormais signataire de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques (CIAC), ce que n'ont pas pu confirmer plusieurs diplomates interrogés à l'Onu.

Présent à Bichkek, le président iranien Hassan Rohani a exprimé le soutien de la République islamique "à tous ces efforts", citant le plan russe et la décision syrienne de rejoindre la convention sur les armes chimiques.

Le président chinois Xi Jinping a également salué l'initiative russe et le ministère chinois des Affaires étrangères s'est félicité dans le même temps de la décision de la Syrie, l'un des sept Etats jusqu'à présent à ne pas être signataire de la CIAC.

Moscou et Pékin ont bloqué trois projets de résolution du Conseil de sécurité de l'Onu visant à condamner la répression par le gouvernement syrien des manifestations en faveur de la démocratie. Le soulèvement en Syrie, qui s'est transformé en guerre civile, a fait plus de 100.000 morts depuis mars 2011.

L'aviation d'Assad pilonne délibérément les hôpitaux

Les forces gouvernementales syriennes ont délibérément bombardé des hôpitaux et des hôpitaux de campagne pour empêcher blessés et malades d'avoir accès aux soins, rapportent vendredi les Nations unies dans un rapport.

Bachar al Assad et son aviation font "de l'interdiction de l'accès aux soins une arme de guerre", particulièrement dans les zones contrôlées par l'opposition, ajoutent les enquêteurs de l'Onu.

"Il est également prouvé que des groupes armés anti-gouvernementaux ont attaqué des hôpitaux dans certains endroits", souligne la commission d'enquête onusienne dirigée par le Brésilien Paulo Pinheiro.

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image lien dossier Syrie OK © Radio France
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