La livraison des Mistral est différée
La livraison des Mistral est différée © maxppp

L'Elysée l'a annoncé, peu avant 13h30 :

Le président de la République s'est entretenu avec le président Sissi. Ils se sont accordés sur le principe et les modalités de l'acquisition par l'Egypte des deux bâtiments de projection et de commandement de classe Mistral.

Quatre pays - le Canada, l'Inde, Singapour, mais surtout l'Égypte - avaient exprimé un intérêt "sérieux" pour le rachat. Et c'est Le Caire qui a remporté le marché de ces deux bâtiments de projection et de commandement de classe Mistral". Un achat réalisé alors que l'Egypte vit sous perfusion financière de l'Arabie saoudite, puisque ses finances sont à sec.

Les réactions au Caire sont très mitigées pour l'achat de ces bâtiments destiné à sécuriser, à priori, le Canal du Suez.

La correspondance de François Hume

Des bâtiments à nouveau français après l'accord signé avec Moscou

Le 31 juillet Moscou annonçait un avoir trouvé un accord après la non-livraison par la France de ces deux navires de guerre. Un accord rendu officiel le 6 août par l'Elysée, après un entretien téléphonique entre François Hollande et Vladimir Poutine. Il prévoit que Paris rembourse à Moscou l'intégralité des sommes avancées au titre du contrat initial, sans pénalités pénalités pour rupture de contrat.

L'accord prévot aussi que la France récupère "pleine propriété et libre disposition" des deux navires. C'est bien, mais il restait à trouver un pays voulant bien les acheter et vite, car l'entretien des Mistral restés à quai coute à la France cinq millions d'euros par mois.

Combien rapportera cette vente ?

Reste une inconnue : le montant de l'accord passé avec l'Egypte, qui conditionne le coût final pour le budget de l'Etat. L'entourage du ministre de la Défense parle de ce soir d'un contrat d'environ 950 millions d'euros et une livraison début mars.

Les explications de Simon Tivolle

Autre inconnue : ce que va coûter à la France l'adaptation des Mistral pour un pays qui n'a pas vraiment les mêmes besoins que la Russie, pas de pont chauffant, par exemple... Ces travaux pourraient coûter plusieurs dizaines à plusieurs centaines de millions d'euros. Le démontage dans le port de Saint-Nazaire de ces matériels militaires russes intégrés aux deux navires devrait durer jusqu'en janvier.

La crise ukrainienne a eu raison des ventes effectuées par Nicoals Sarkozy

C'est en raison du rôle de Moscou dans la crise ukrainienne que la France a décidé - après des mois de réflexion - de ne pas procéder à la livraison des maintenant fameux "Mistral". Le premier des deux navires de guerre, le Vladivostok, devait être initialement remis à Moscou à la mi-novembre 2014, tandis que le second, le Sébastopol, devait théoriquement être livré à la Russie à l'automne 2015. Leurs contrat de vente avait été conclu en juin 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy et évalué à près de 1,2 milliard d'euros.

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