Troupe français dans les Ifhogas
Troupe français dans les Ifhogas © REUTERS/Francois Rihouay / REUTERS/Francois Rihouay

Après l'assassinat de nos deux confrères de RFI à Kidal au Nord du Mali, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a décider d'accroître les mesures de sécurité dans cette ville située à 1 600 kilomètres de la capitale Bamako.

Laurent Fabius a déclaré, après une réunion à l'Elysée, que Claude Verlon et Ghislaine Dupont, journalistes de Radio France Internationale (RFI), avaient été "assassinés froidement" et il a qualifié cet acte de "crime odieux, abject et révoltant" :

Des instructions ont été données pour que tout soit mis en oeuvre afin de retrouver les assassins. La sécurisation de l'ensemble de la zone et des zones voisines, s'agissant en particulier des ressortissants français, va bien sûr être accrue.

L'ancien commandant de l'école militaire Vincent Desportes était l'invité de Patrick Boyer dans le journal du dimanche 3 novembre.

Il ne reste dans la zone de Kidal qu'environ 300 soldats ce qui n'est rien [...] Il est important que la France renforce ses effectifs au Mali.

Enseignant à l'école de guerre, le député UMP de Paris Pierre Lellouche s'oppose à un renforcement des troupes :

Une guerre extrêmement longue où nious sommes seuls [...] Je ne vois pas bien comment on renforce vu l'état des finances.

Qui sont les ravisseurs ?

Laurent Fabius n'a pas dit qui la France soupçonnait précisément. "Les assassins ce sont ceux que nous combattons, c'est-à-dire les groupes terroristes qui refusent la démocratie et qui refusent les élections", a-t-il déclaré.

Marie-Christine Saragosse, PDG de France Médias Monde, qui inclut RFI a précisé avant de se rendre au Mali pour rapatrier les corps qu'elle ne pouvait pas déterminer l'identité des assassins :

Je ne peux pas dire si ce sont des mafieux crapuleux ou si c'est un acte politique mais en tous les cas, c'est un acte ignoble

Qui étaient les ravisseurs ? Pourquoi ces ravisseurs ont exécuté les journalistes ? Les précisions à Bamako de David Baché

Kidal, une des zones les plus dangereuses au Mali

Le ministre malien de la Défense, Soumeilou Boubeye Maiga, a expliqué dimanche sur France 24 que "Kidal est la seule région pour le moment où la souveraineté de l'Etat n'est pas effective". "La situation est telle que toutes les infiltrations sont possibles", a-t-il ajouté.

Kidal, la ville du désert est une zone de fracture. Les précisions de Christian Chesnot

Antoine Glaser est spécialiste du continent africain. Il décrit au micro de Patrick Boyer le contexte géopolitique à Kidal :

Kidal, c'est la capitale touarègue [...] La France se trouve prise entre les Touarègues et l'armée malienne et au milieu de tout ça, vous avez les djihadistes qui ont accès à Kidal.

Le Nord-Mali est une jungle sécuritaire. Vincent Hugueu est spécialiste du continent noir.

Un terrible camouflet [...] pour la Minusma, la force des Nations-Unies [...] La ville de Kidal échappe complétement à l'autorité centrale de Bamako.

La situation au Mali depuis 2011
La situation au Mali depuis 2011 © Radio France
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