l'élysée maintient l'option militaire sur la syrie
l'élysée maintient l'option militaire sur la syrie © reuters

Certes, la Syrie a accepté la proposition de placer sous contrôle son arsenal d'armes chimiques. Mais la France reste méfiante. Lors du Conseil restreint de défense ce matin, elle a maintenu sa résolution prévoyant des sanctions en cas d'échec des négociations diplomatiques.

Le Conseil a examiné la nouvelle donne avec la proposition russe, acceptée par Damas, de placer sous contrôle les armes chimiques détenues par l'armée de Bachar al Assad en vue de leur destruction.

Mais le projet de résolution au Conseil de sécurité de l'Onu, proposé par la France, se heurte à l'opposition de la Russie, parce qu'il impute l'attaque chimique du 21 août dans la banlieue de Damas au régime syrien. Autre problème : il prévoit l'usage de la force en cas de non respect par le gouvernement de Bachar al Assad de ses exigences.

La situation s'est compliquée un peu plus mercredi, des enquêteurs de l'Onu se disant incapables de tirer des conclusions sur l'usage d'armes chimiques par l'armée syrienne. Il ne s'agit cependant pas du rapport, toujours attendu, des inspecteurs de l'Onu ayant enquêté en Syrie.

Dans ce contexte mouvant, François Hollande continue à tenir le langage de la fermeté.

Le président de la République a souligné la détermination de la France à explorer toutes les voies au Conseil de sécurité des Nations unies, pour permettre au plus vite un contrôle effectif et vérifiable des armes chimiques présentes en Syrie. La France restera, en contact permanent avec ses partenaires, mobilisée pour sanctionner l'usage d'armes chimiques par le régime syrien et le dissuader de recommencer.

Ces sanctions pourraient prendre la forme d'une intervention militaire, a précisé la porte-parole du gouvernement.

La Russie contre toute intervention

La Russie, qui ne reconnaît pas la responsabilité du régime de Bachar al Assad dans l'usage d'armes chimiques, a fait savoir qu'elle rejetterait une résolution prévoyant l'usage de la force.

"Si la Russie a rejeté toutes les autres résolutions, c'est parce qu'elles ouvraient la voie à une intervention militaire comme en Libye", explique sur France Inter l'ambassadeur de Russie en France, Alexandre Orlov.

"Nous pensons que le projet présenté par la France a été fait dans la précipitation et dans la hâte en reprenant les mêmes termes que les projets anciens." La Russie estime aussi que l'utilisation d'armes chimiques pourrait aussi venir des rebelles eux-mêmes.

Ce matin sur France Inter, le journaliste italien Domenico Quirico racontait justement sa captivité parmi des rebelles syriens. Selon lui, on y trouve désormais pêle-mêle "des groupes djihadistes, l'Al-Qaida syrien, et à côté de ça, des groupes qui ne sont ni des révolutionnaires ni de vrais islamistes. Ce sont des brigands."

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image lien dossier Syrie OK © Radio France
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