L'action "terroriste" présumée à la Manchester Arena fait 22 morts et environ 50 blessés lundi soir. C'est la 6e attaque en Grande-Bretagne depuis 2005.

les secours et forces de police à proximité de l'Arena Manchester
les secours et forces de police à proximité de l'Arena Manchester © AFP / Paul Ellis

Elle fait suite à plusieurs attaques en Grande-Bretagne, dont la plus grave avait fait 56 morts en 2005.

Depuis 2005 c'est la sixième fois que la Grande-Bretagne est touchée par des attentats.Scotland Yard a annoncé en mars que les services de sécurité britanniques avaient "déjoué treize tentatives d'attentat terroristes depuis juin 2013".

Mai 2017 : 22 morts à l'Arena Manchester

Selon la police des transports, il y a eu une explosion dans le foyer de la salle de concerts due à une attaque suicide. Ce foyer est un espace public qui relie la salle à la gare toute proche de Victoria où passent trains et métros. La Première ministre Theresa May a dénoncé dans la nuit une "épouvantable attaque terroriste". Les spectateurs disent avoir entendu l'explosion juste à la fin du concert de la chanteuse pop américaine Ariana Grande, alors qu'ils commençaient à sortir de la salle, vers 22h30 heure locale. Le bilan est de 22 morts et près de 50 blessés.

Mars 2017: 5 morts près du parlement de Westminster

Le 22 mars, un homme fonce dans la foule avec son véhicule sur le pont de Westminster, qui enjambe la Tamise face à Big Ben, avant de poignarder mortellement un policier devant le Parlement. L'attaque a fait cinq morts. Son auteur, Khalid Masood, un citoyen britannique converti à l'islam, a été abattu par la police. L'attentat a été revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) mais Scotland Yard a dit ne pas avoir "trouvé de preuve d'une association" de Masood avec l'EI ou Al-Qaïda.

Mai 2013: un soldat tué à Londres

Le 22 mai, deux Londoniens d'origine nigériane renversent en voiture un soldat de 25 ans, Lee Rigby, dans le sud-est de Londres avant de le frapper de nombreux coups de couteau et de tenter de le décapiter. Sur une vidéo filmée juste après l'agression, l'un des meurtriers déclare avoir voulu venger les "musulmans tués par des soldats britanniques".

Juin 2007 : à l'aéroport de Glasgow

Le 30 juin, une voiture-bélier remplie de bouteilles de gaz est précipitée contre le principal terminal de l'aéroport de Glasgow (Ecosse), très fréquenté en ce début de vacances scolaires, sans exploser. Un Indien qui conduisait le véhicule est grièvement brûlé après s'être aspergé d'essence. Il décède un mois plus tard. Le passager, un médecin irakien, est arrêté. Il sera condamné en 2008 à la prison à vie.

La veille, deux Mercedes piégées, remplies de bidons d'essence, de bouteilles de gaz et de clous avait été découvertes garées près de Piccadilly Circus, au cœur de Londres. Un problème de connexion dans le dispositif de détonation avait empêché les deux voitures d'exploser, selon les enquêteurs.

Décembre 2015: dans le métro de Leytonstone

Le 5 décembre, Muhaydin Mire, 30 ans, né en Somalie, blesse au couteau deux personnes, dont une grièvement, à l'entrée de la station de métro de Leytonstone, dans l'est de Londres, deux jours après les premières frappes aériennes britanniques visant le groupe Etat islamique (EI) en Syrie. L'attaque est qualifiée de "terroriste" par les autorités. L'auteur sera condamné à la prison à vie.

Juillet 2005 : les transports londoniens visés

Le 7 juillet, quatre attentats suicide coordonnés à l'heure de pointe dans trois rames de métro et un bus londoniens font 56 morts, dont les quatre kamikazes, et 700 blessés. Un groupe se réclamant d'Al-Qaïda revendique les attaques.

Quinze jours plus tard, quatre attentats manqués, au mode opératoire similaire, sont menés de manière coordonnée et quasi-simultanée dans trois rames de métro de Londres et dans un bus. Les bombes artisanales n'explosent pas en raison d'une erreur de calcul dans la fabrication des explosifs. Selon la justice, les deux séries d'attentats sont liées.

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