Une nouvelle réunion des ministres des pays voisins a eu lieu à Alger
Une nouvelle réunion des ministres des pays voisins a eu lieu à Alger © Reuters / Ismail Zetouni

Les djihadistes profitent du chaos qui règne en Libye pour avancer et conquérir plusieurs villes du Pays. En proie à une terrible déstabilisation politique, le pays voit s'intensifier les attaques des armées sur son territoire.

Une nouvelle réunion ministérielle des pays voisins de la Libye s'est tenue mardi à Alger. La Libye est en plein chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, partagée depuis l'an dernier entre deux autorités politiques qui se disputent le pouvoir et cible privilégiée des terroristes du groupe état islamique qui veulent y établir un nouveau sanctuaire.

Le vide politique

La Libye, c’est d'abord le vide politique. Le pays compte deux gouvernements, c'est à dire aucun. Le groupe État islamique a profité de cette anarchie pour investir la bande côtière centrale et tenter d'occuper les champs pétroliers du bassin de Syrte, soit 70% des réserves nationales, avec un succès grandissant. Aujourd’hui, on estime qu'au moins 4 à 5.000 combattants de l’organisation EI contrôlent désormais 200 kilomètres de côtes, un port, un aéroport, une centrale électrique avec la ville de Syrte comme capitale. La crucifixion ou la décapitation sont désormais pratiquées et le voile intégral a été imposé comme tenue aux femmes.

Par ailleurs, cette invasion de la Libye par l’EI tient à la recrudescence des bombardements sur la Syrie et principalement des bombardements massifs de l'aviation russe. En effet, le groupe État islamique cherche à réorienter son califat et invite ses combattants à venir s'installer en Libye.

Une nouvelle stratégie

Cette nouvelle stratégie n'est pas sans inquiéter tous les voisins de la Libye. La Tunisie vient de fermer sa frontière, l’Algérie, l’Egypte, les africains du Sahel craignent un rapprochement avec l’organisation terroriste Boko Haram.

De son côté, l’Europe méditerranéenne s’inquiète aussi, l'ile de Malte n'étant qu'à 500 kilomètres de la Libye. En Italie, le Premier ministre Matéo Renzi parle d'urgence et en France, le chef du gouvernement, Manuel Valls estime que la Libye sera le grand dossier des prochains mois.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.