Le principe d'un PNR européen a finalement été adoptée après plusieurs années de polémiques, mais sa mise en route semble très compliquée

La mise en route du PNR européen semble devoir être retardée
La mise en route du PNR européen semble devoir être retardée © Radio France / Baptiste Schweitzer

Ce fut l'une des avancées institutionnelles post attentats au niveau européen, avec Frontex pour les gardes-frontières, la création d'un PNR européen, un fichier central des passagers du transport aérien. Ce dispositif a été adopté en avril dernier par le parlement européen après plus de cinq ans de débats, polémiques et amendements.

Officiellement, les Etats se sont engagés à tout interconnecter d’ici le printemps 2018. C'est une petite phrase du nouveau commissaire européen britannique chargé des questions de Sécurité Julian King lâchée le mois dernier, qui permet de dire que la mise en route du PNR européen risque fort d'être largement décalée dans le temps.

Un premier fichier Passenger Name Recorder a été mis en place aux Etats Unis après les attentats de septembre 2001, le Royaume Uni a le sien et plusieurs pays de l'union européenne dont la France sont en train de mettre le leur en place. Mais à chaque fois, il y a du retard sur les dates prévues. Là le problème, c'est que 11 Etats, et non des moindres, en sont encore à la phase exploratoire : Grèce, Chypre, Malte ou encore l'Allemagne et la Pologne.

Ces Etats ont attendu le plan de Bruxelles pour les aider financièrement, 70 millions d'euros au total. Mais quand on voit que la France aura plus d’un an de retard sur la date prévue de lancement malgré l’urgence et la pression post attentat, on peut penser que le fichier PNR européen interconnecté ne sera pas prêt d'ici 15 mois.

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