La WWF s'alarme de la disparition de la moitié des animaux sauvages
La WWF s'alarme de la disparition de la moitié des animaux sauvages © Radio France / Olivier Bénis

C'est l'organisation WWF qui alerte l'humanité : elle est à l'origine de la disparition de 52 % des poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles de 1970 à 2010. Un rythme beaucoup plus rapide que prévu, qui inquiète l'organisation.

Tous les deux ans, la World Wildlife Fund dresse le bilan de la population mondiale d'animaux. Et son dernier rapport n'est pas brillant : toutes espèces confondues, les animaux disparaissent à un rythme inquiétant, tandis que de son côté l'homme cannibalise de plus en plus sa planète.

Selon l'ONG, les besoins humains dépassent désormais de 50 % les réserves naturelles disponibles. Concrètement, nous abattons des arbres, exploitons les nappes phréatiques et émettons du CO2 à un rythme tel que la Terre n'a pas le temps de le corriger.

Nathalie Fontrel a contacté les responsables du WWF France

Un constant alarmant, même si pour le directeur du département scientifique à la Zoological Society de Londres, Ken Norris, un autre monde est possible.

Ces dégâts ne sont pas inévitables, ils sont seulement la conséquence de la manière dont nous choisissons de vivre. Il est essentiel que nous saisissions l'opportunité tant qu'il est encore temps pour mettre en oeuvre un développement durable et créer un avenir dans lequel les gens pourront vivre et prospérer en harmonie avec la nature. Il s'agit de notre survie même.

Une Terre de Qatariens aurait besoin de cinq planètes

Le précédent rapport, en 2012, évoquait un déclin de 28 % des espèces sauvages entre 1970 et 2008. Il atteint désormais les 52 %. Les populations les plus touchées sont les espèces d'eau douce où la disparition atteint 76% entre 1970 et 2010 tandis que les espèces marines et terrestres ont diminué toutes deux de 39%.

En tête du classement des mauvais élèves, on trouve les Koweitiens, dont "l'empreinte écologique" est la plus marquante, devant le Qatar et les Émirats arabes unis, dont les habitants gaspillent les ressources avec nettement plus d'aplomb que les autres pays du monde, selon le rapport.

Si tous les habitants de la planète avaient une empreinte écologique égale à celle de la moyenne des habitants du Qatar, nous aurions besoin de 4,8 planètes. Si nous avions tous le style de vie d'un Américain moyen nous aurions besoin de 3,9 planètes.

La WWF s'alarme aussi de "la possibilité de parvenir à un point de basculement qui pourrait de manière brutale et irréversible modifier les conditions de vie sur Terre". Inquiétant, quand on sait que le nombre de planètes humainement habitables connues se limite pour l'instant à une.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.