Donald Trump n'a toujours pas dit ce qu'il comptait faire dans les années à venir, laissant la place au doute et aux rumeurs. Pourtant, des sondages montrent que l'ex-président a toujours de nombreux supporters prêts à le suivre si, par exemple, il créait un nouveau parti dissident du parti républicain.

États-Unis : près d'une moitié des républicains sont prêts à suivre Donald Trump
États-Unis : près d'une moitié des républicains sont prêts à suivre Donald Trump © AFP / Brendan Smialowski

Près de la moitié des électeurs républicains se disent prêts à abandonner leur parti afin de rejoindre un nouveau parti dirigé par Donald Trump. C'est ce qui ressort d'un sondage publié ce dimanche par USA Today en partenariat avec Suffolk University.  

En effet, 46 % des personnes interrogées veulent le suivre, seulement 27% se disent prêtes à rester avec le Grand Old Party, les 27% étant encore indécis. Le sondage a été réalisé auprès de 1 000 électeurs de Trump, du 15 au 19 février. La marge d'erreur est de trois points.

Déjà le 16 février dernier, un autre sondage était publié par le site américain d'information politique Politico en partenariat avec Morning Consult. Il montrait que 53% des républicains interrogés voteraient de nouveau pour Donald Trump lors d'une primaire républicaine si elle avait lieu aujourd'hui.

Les électeurs républicains ne veulent pas lâcher Trump

Dans son article intitulé "Les républicains ne peuvent pas lâcher Trump", Politico note que les républicains semblent avoir vite oublié les reproches qu'ils faisaient à Donald Trump pour avoir encouragé l'insurrection sur le Capitole le 6 janvier dernier. Dans ce sondage, 59% des électeurs républicains interrogés déclarent en effet souhaiter que Trump  joue un rôle majeur à l'avenir, soit une hausse de 18 points par rapport à  un précédent sondage réalisé au lendemain de l'attaque sur le Capitole, et une hausse de 9 points par rapport à une autre enquête datée du 25 janvier, donc avant le procès d'impeachment.

Autre surprise : alors que la côte de popularité de Donald Trump auprès des Américains en général est descendue à 34% dans le dernier sondage Politico du 16 février, 81% des républicains le notent favorablement. Trump était à 77% d'opinion favorable chez les républicains le 7 janvier et à 74% le 25 janvier.

De son coté, USA Today a interviewé des républicains en appui de son sondage du 16 février. Comme ce patron de PME à Milwaukee :

"Les républicains ne se battent pas assez pour nous. Donald Trump, lui, se bat tous les jours pour nous ! Les républicains de l'establishment sont toujours d'accord avec les démocrates de l'establishment et ne ripostent jamais"

Un avenir encore indécis pour Donald Trump  

L'ex-président n'a pas encore annoncé ses intentions pour la suite de sa carrière maintenant qu'il a été battu à la présidentielle de novembre dernier par Joe Biden. Mais après son acquittement, lors de la seconde tentative d'impeachment à son encontre, il s'en est clairement pris au leader du groupe républicain au Sénat Mitch McConnell.

McConnell n'a pourtant pas voté contre Trump lors de l'audience d'impeachment au Sénat. Mais après l'audience, il avait déclaré Donald Trump "moralement responsable" de l'émeute du 6 janvier 2021 au Capitole. La riposte de l'ancien président ne s'était pas fait attendre :

"Mitch est une arnaque politique, austère, renfrognée qui ne sourit jamais et si les sénateurs républicains continuent à le suivre, ils ne gagneront plus", avait répondu Donald Trump.

Donald Trump ne s'était pas privé d'ajouter que lorsque le moment viendrait, il "soutiendrait des rivaux contre McConnell lors de primaires, des rivaux républicains qui approuvent le mouvement Make America Great Again (MAGA) et la doctrine America First."

Que veut Donald Trump ? 

The Hill cite Jason Miller, l'un des plus proches conseillers de Donald Trump : “Notre but est de faire élire des conservateurs au Congrès, de récupérer la Chambre des Représentants et le Sénat. Nous allons nous intéresser à des sièges vacants détenus auparavant par des démocrates, et peut-être y'a-t-il de la place pour des amis du mouvement MAGA."

De là à supposer qu'un nouveau parti, ou une branche dissidente du parti républicain va voir le jour, il n'y a qu'un pas. D'autant que Donald Trump vient d'annoncer qu'il se rendrait au meeting du CPAC, la grande conférence annuelle des conservateurs. Il aura lieu en Floride, à Orlando, à partir de mercredi 23 février jusqu'à dimanche 28. Ce sera la première sortie publique et la première prise de parole de Donald Trump depuis son départ de la Maison Blanche le 20 janvier.

L'allocution de l'ex-président est prévue dimanche 28 février, pour la fermeture du meeting.  Selon un proche de l'organisation cité par l'AFP, Donald Trump compte y évoquer "l'avenir du parti républicain et le mouvement conservateur, ainsi que l'immigration".

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