[scald=219091:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Il est "probable" que le chef islamiste Abdelhamid Abou Zeïd ait été tué au Mali, a déclaré lundi l'amiral Édouard Guillaud, chef d'état-major de l'armée française.

Le dirigeant islamiste algérien aurait été tué la semaine dernière dans le massif montagneux de l'Adrar des Ifoghas. Son décès, annoncé le 1er mars par le président tchadien Idriss Deby, n'a toujours pas été confirmé à Paris.

À la question 'Abdelhamid Abou Zeïd est-il mort?', l'amiral Edouard Guillaud a répondu: "C'est probable, mais ça n'est que probable".

"Nous ne pouvons pas avoir de certitude pour l'instant (...) parce que nous n'avons pas récupéré le corps", a-t-il ajouté sur Europe 1.

Le chef d'état-major s'est montré encore plus prudent quant au sort de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, l'un des principaux chefs d'Al Qaïda au Maghreb islamique, dont les autorités tchadiennes ont également annoncé la mort samedi.

Sa mort a été démentie dimanche sur un site islamiste.

"Sur les forums djihadistes apparaissent depuis hier un certain nombre d'informations disant qu'il serait toujours vivant donc c'est la raison pour laquelle je serai moi-même d'une extrême prudence", a dit lundi l'amiral Édouard Guillaud.

Interrogé sur ce sujet, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a appelé dans La Dépêche du Midi à "la prudence et à l'esprit de responsabilité à l'égard d'indications que nous ne sommes pas en mesure de confirmer matériellement à ce stade."

"La priorité, c'est de saper les bases des terroristes, leur organisation, leurs moyens", a-t-il ajouté.

Un objectif dont Edouard Guillaud estime qu'il est en passe d'être réalisé. "Nous sommes en train, je crois, de casser les reins d'Al Qaida au Maghreb islamique", a-t-il dit, faisant état d'une "organisation industrielle du terrorisme" sur le terrain.

Après la mort d'un soldat français de 26 ans, samedi dans le nord du Mali, le chef d'état-major n'a pas exclu que d'autres morts puissent survenir côté français. "Bien sûr, ça n'est pas un jeu vidéo", a-t-il dit.

Chine Labbé, édité par Yves Clarisse

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