pour laurent fabius, le risque al qaïda justifie une aide à l’opposition syrienne
pour laurent fabius, le risque al qaïda justifie une aide à l’opposition syrienne © reuters

Quelques mois après celle de son demi-frère, les parents d'un djihadiste originaire de Toulouse ont appris sa mort par SMS. Le jeune homme se serait fait exploser en Syrie où il se trouvait depuis mars, dans une formation proche d'Al-Qaïda.

C'est par un simple SMS, reçu le 2 janvier dernier que Dominique Bons a appris la mort de son fils, Nicolas. Le jeune homme de 30 ans a suivi les traces de son demi-frère, Jean-Daniel, 22 ans, qui tué au mois d'août dernier.

Nicolas avait annoncé sa conversion à l'Islam radical à ses parents en 2009.

La mère de Nicolas, Dominique, raconte au quotidien Libération:

J'ai rappelé le numéro syrien affiché sur mon portable. Un homme parlant le français m'a expliqué que Nicolas s'était fait exploser avec un camion avec un autre combattant le 22 décembre, dans la région de Homs.

"Il a été enrôlé et il a été jusqu'au bout" Dominique Bons, au micro de Corinne Cutilla

Les deux demi-frères, originaire de Toulouse, ont rejoint la Syrie au printemps 2013. Passés par l'Espagne et la Turquie, ils ont rejoint les rangs de mouvances proche d'Al-Qaïda.

Début juillet, tous deux étaient apparus dans une vidéo dans laquelle ils appelaient François Hollande à se convertir à l'Islam.

Bernard Squarcini, ancien patron du renseignement, est l'invité d'Angélique Bouin

Selon les spécialistes du renseignement, plusieurs centaines de Français sont partis combattre en Syrie ou voudraient le faire. Ces mouvements constituent l'une des principales sources de préoccupation des services antiterroristes français.

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