Gibraltar
Gibraltar © radio-france

Espagnols et Anglais s'affrontent autour du fameux rocher, un territoire britannique depuis 1704. L'Espagne veut imposer un péage à la frontière de Gibraltar, qui de sont côté tente de créer un récif artificielle pour éloigner les pêcheurs hispaniques.

C'est désormais l'heure de la diplomatie. Le Premier ministre britannique David Cameron et son homologue espagnol Mariano Rajoy se sont mis d'accord par téléphone : il faut faire baisser la tension entre les deux pays au sujet du territoire britannique de Gibraltar.

David Cameron a fait part à son interlocuteur de ses "sérieuses proccupations" après l'annonce par le ministre espagnol des Affaires étrangères Jose Manuel Garcia-Margallo que l'Espagne envisageait d'imposer un "péage" à la frontière de Gibraltar.

Le Premier ministre britannique a indiqué que Londres n'était pas disposé à parler de la souveraineté de Gibraltar, mais était ouvert au dialogue, dit-on dans l'entourage de David Cameron.

M. Rajoy a dit qu'il était d'accord pour que cette question ne constitue pas un obstacle dans les relations bilatérales et que nous devions trouver un moyen de parvenir à une désescalade (du conflit).

En Grande-Bretagne, on parle peu de cette affaire qui énerve royalement David Cameron. les précisions de Rose Claverie à Londres.

À Madrid, l'affaire agace tout autant. Mathieu de Taillac.

Madrid revendique la souveraineté du "Rocher", un territoire britannique d'outre-mer appartenant à la Couronne depuis 1704 où vivent 30.000 habitants.

La question de Gibraltar, où Londres a longtemps maintenu une importante présence militaire, est un point d'achoppement majeur des relations hispano-britanniques.

Le dernier sujet de tension remonte à deux semaines, lorsque des navires de Gibraltar ont commencé à déverser en mer des blocs de béton pour créer un récif artificiel destiné à développer la richesse halieutique de la zone.

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