la cnil va lancer une procédure en vue de sanctionner google
la cnil va lancer une procédure en vue de sanctionner google © reuters

L'Agence de sécurité nationale américaine intercepte des données de centaines de millions d'utilisateurs de Google et Yahoo!,selon des documents publiés par le Washington Post et btenus auprès de l'ex-consultant de la NSA Edward Snowden.

Ces révélations ont de quoi continuer à alimenter la polémique entre les Etats-Unis et leurs alliés.

Selon le Post, le programme baptisé "MUSCULAR", et mené avec l'homologue britannique de la NSA, le GCHQ, permet à ces deux agences de récupérer des données depuis les fibres optiques utilisées par google et Yahoo ! qui relaient le trafic de données entre différents serveurs dans lesquels sont stockées et synchronisées les informations des utilisateurs.

Les explications d'Hélène Chevallier

Quelque 181 millions d'éléments avaient été collectés au cours du seul mois de janvier dernier, allant de métadonnées sur des emails, à des éléments de texte ou des documents audio ou vidéo.

Les documents montrent que la NSA a mené ses activités en dehors de tout contrôle, car à l'étranger. Agir en dehors des Etats-Unis permettrait à la NSA d'avoir plus de latitude que dans le pays, où des décisions de justice seraient nécessaires pour de telles actions.

Yahoo! et Google ont immédiatement réagi et assuré qu’ils n’ont donné accès à aucune agence gouvernementale ; Le responsable juridique de Google, David Drummond, dit être "scandalisés par l'étendue de ces interceptions menées par le gouvernement à partir de nos propres réseaux privés de fibres (optiques), ce qui souligne le besoin d'une réforme urgente".

Si la NSA n'a pour l'instant pas réagi officiellement, son chef, le général Keith Alexander, interrogé sur ce point lors d'une conférence à Washington, tout en reconnaissant n'avoir pas vu les révélations du Post, a déclaré qu'elles lui semblaient incorrectes. "A ma connaissance, une telle activité n'a jamais eu lieu", a-t-il assuré.

Ces nouvelles révélations risquent d'accroître encore le climat de tension entre le gouvernement américain et les géants de l'internet qui tentent de rassurer leurs clients étrangers en leur affirmant que leurs données ne sont pas surveillées.

Le président de la commission sénatoriale de la Justice, Patrick Leahy, a indiqué qu'il allait demander à l'administration américaine d'être informé sur ce programme car des millions de citoyens américains pourraient avoir vu leurs communications surveillées d'une manière quotidienne.

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