Les policiers ont pour mission de dégager les voies de circulation
Les policiers ont pour mission de dégager les voies de circulation © maxppp

Alors que ce lundi matin la circulation devait être rétablie dans les rues de la ville, les forces de l'ordre sont intervenues afin de dégager les routes. Face à eux, les manifestants sont toujours présents.

A Hong-Kong, sur le site principal du mouvement de contestation qui dure depuis deux semaines, dans le quartier d'Admiralty, plusieurs dizaines d'étudiants contestataires font face aux forces de l'ordre arrivées en masse.

Des contre-manifestants, quelques centaines, ont démantelé les nouvelles barricades érigées par les étudiants. Des heurts ont eu lieu entre pro et anti-manifestants. Des chauffeurs de taxi et de camions en colère auraient exigé la réouverture des routes. D'autres témoins parlent de "criminels" qui auraient même agressé les manifestants.

Le point sur la situation avec la correspondante de France Inter à Hong Kong, Florence de Changy

De son côté, la police est resté en retrait après avoir rétabli la circulation routière. Une fois la route libre, les policiers ont d'ailleurs pour la plupart quitté les lieux. Sur son site internet, la police de Hong Kong précise que l'opération vise à enlever les barrières installées en périphérie des zones occupées par les manifestants dans les quartiers de Central District et de Mong Kok "afin de désengorger la circulation routière".

Un blocus qui ne pourra pas durer indéfiniment

Le chef de l'exécutif de la "région administrative spéciale" de Hong Kong, Leung Chun-ying, dont les manifestants demandent le départ, a réaffirmé dimanche qu'il ne démissionnerait pas. Selon lui, le blocus de certains quartiers de Hong Kong ne pourra pas continuer indéfiniment. L'intervention policière de ce lundi est la première depuis l'opération musclée menée lors du dernier week-end de septembre contre des étudiants. Cette offensive avait été contreproductive puisqu'elle avait galvanisé les manifestants. Depuis, la police de Hong Kong était restée discrète.

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