la fermeture de l'audiovisuel public source de tension politique en grèce
la fermeture de l'audiovisuel public source de tension politique en grèce © reuters

Les journalistes qui occupaient les locaux de l'ancienne télévision publique ERT, depuis l'annonce en juin de sa fermeture, ont été mis dehors par les policiers grecs tôt ce matin. Environ 200 militants sont venus prêter main forte aux occupants.

Il était tôt, très tôt dans la banlieue d'Athènes où se trouvent le siège de la télé publique. Mais pas assez pour empêcher une mobilisation de soutien. Près de 200 personnes ont en effet rejoint les rangs des journalistes dès qu'ils ont appris l'arrivée de la police anti-émeute.

Cette dernière aurait arrêté au moins quatre ex-employés d'ERT. Dont le représentant syndidal Nikos Tsimbidas, qui a confirmé son arrestation à l'AFP.

Toutefois, l'opération s'est globalement achevée dans le calme. Aucun incident ni affrontement n'a été constaté, au-delà de la mobilisation des employés et de leurs soutiens... et de l'emploi de gaz lacrymogènes.

Télé pirate

Des employés licenciés d'ERT étaient installés dans le bâtiment depuis sa fermeture brutale par le gouvernement le 11 juin. Environ 2.600 personnes avaient alors été licenciées. Mais depuis, ces employés rebelles continuaient à diffuser des émissions sauvages avec leur ancien matériel.

Une nouvelle télévision national (Nerit) doit arriver sur les ondes grecques avant 2014. L'ancienne, ERT, coûtait trop cher, selon le gouvernement d'Antonis Samaras, qui a failli être entraîné dans la chute de son audiovisuel public (outre la réaction populaire, l'un des alliés de la coalition avait violemment claqué la porte).

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.