projet d'arrêté interministériel pour harmoniser les mesures contre la pollution
projet d'arrêté interministériel pour harmoniser les mesures contre la pollution © reuters

Selon une étude publiée ce mardi matin par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), sept millions de décès prématurés enregistrés en 2012 dans le monde sont liés à la pollution de l'air. Elle est notamment à l'origine d'une grande partie des AVC et cardiopathies. "Ces chiffres représentent plus du double des estimations précédentes et confirment que la pollution de l'air est désormais le principal risque environnemental pour la santé dans le monde", écrit l'OMS.

"La pollution est une bombe qui abrège la vie des plus fragiles", explique Nathalie Fontrel, spécialiste des questions environnementales à France Inter.

Les données recueillies par l'agence onusienne mettent en évidence l'existence d'un lien entre pollution de l'air et maladies cardio-vasculaires, cancers et maladies respiratoires. Pour le Dr Maria Neira, qui dirige le département des déterminants sociaux et environnementaux de l'OMS, il faut désormais une réaction à l'échelle mondiale.

Les données factuelles indiquent la nécessité d'une action concertée pour rendre l'air que nous respirons plus propre. Les risques dus à la pollution de l'air sont désormais plus importants qu'on ne le pensait, en particulier en ce qui concerne les cardiopathies et les accidents vasculaires cérébraux.

Au niveau régional, les pays à revenu faible ou intermédiaire du Sud-Est asiatique et du Pacifique occidental sont ceux qui ont supporté en 2012 la charge la plus lourde liée à la pollution de l'air: 3,3 millions de décès prématurés liés à la pollution intérieure et 2,6 millions de décès prématurés liés à la pollution extérieure.

Les femmes et les enfants pauvres sont les plus touchés

"Les femmes et les enfants pauvres paient un lourd tribut à la pollution de l'air intérieur, car ils passent plus de temps à la maison à respirer les fumées et la suie que dégagent les fourneaux à bois ou à charbon mal ventilés", relève le Dr Flavia Bustreo, spécialiste des questions de santé familiale. En octobre dernier, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui dépend l'OMS, a recommandé que la pollution de l'air, causée notamment par les transports, la production d'électricité et les émissions industrielles et agricoles, soit déclarée cancérigène.

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