Près de 16.000 soldats ont défilé samedi à Moscou pendant près d’une heure
Près de 16.000 soldats ont défilé samedi à Moscou pendant près d’une heure © MaxPPP

Parade militaire monstre sur la place Rouge, démonstration de patriotisme dans les rues de Moscou, retour des affiches de Staline : la Russie célébrait samedi en grande pompe le 70e anniversaire de "sa" victoire sur l'Allemagne nazie.

Pour le Kremlin, c'est bien plus qu'une simple parade militaire : le défilé du 9 mai, sur la place Rouge, doit aussi être l'occasion d'affirmer la montée en puissance de l'armée russe, en dévoilant notamment ses toutes dernières innovations militaires. A Moscou, la parade militaire a commencé avec l'arrivée sur la place Rouge dans une Zil décapotable de l'époque soviétique du ministre russe de la Défense Sergueï Choïgu qui a passé en revue les troupes.

160.000 personnes attendues dans le centre de Moscou

Vladimir Poutine peut se targuer d'accueillir les dirigeants de puissances émergentes comme les présidents chinois Xi Jinping et indien Pranab Mukherjee, son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi ou cubain Raul Castro, ainsi que le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, pour une parade militaire à l'ampleur inédite qui fait la part belle aux nouveaux armements russes. Après la parade militaire, plus de 160.000 personnes sont attendues dans le centre de Moscou pour un gigantesque cortège où les Moscovites brandiront des portraits de leurs pères ou grands-pères vétérans de guerre.

Les Occidentaux absents des festivités

Si Vladimir Poutine a remercié la Grande-Bretagne, la France et les Etats-Unis pour leur contribution à la victoire contre l'Allemagne, les Occidentaux sont les grands absents des festivités. Ces dernières interviennent dans un contexte de tensions diplomatiques fortes entre Russes et Occidentaux. Les rares responsables européens présents samedi dans la capitale russe - tchèque et slovaque - n'assisteront pas à la parade, tout comme le chef de la diplomatie française Laurent Fabius. La chancelière allemande Angela Merkel n'est attendue, elle, à Moscou qu'au lendemain des commémorations pour des entretiens avec Vladimir Poutine.

Au-delà des vicissitudes du présent sur lesquelles nous sommes lucides, il convient de ne pas oublier le passé. La contribution de l’Union soviétique à la lutte contre le nazisme a été à la hauteur des pertes immenses subies par ce pays

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, absent de la cérémonie, a tout de même salué dans un communiqué la "contribution de l'Union soviétique à la lutte contre le nazisme, "à la hauteur des pertes subies par ce pays". "J’ai assisté aujourd’hui à Moscou aux célébrations de la fin de la Seconde guerre mondiale. Au-delà des vicissitudes du présent sur lesquelles nous sommes lucides, il convient de ne pas oublier le passé. La contribution de l’Union soviétique à la lutte contre le nazisme a été à la hauteur des pertes immenses subies par ce pays. Il était nécessaire de le rappeler en ce 70ème anniversaire.", écrivait ainsi le ministre dans un communiqué publié dans l'après-midi.

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