Les persécutions contre les homosexuels en Tchétchénie font l'objet d'une enquête au sein de la fédération de Russie... Mais le Kremlin n'est pas toujours un défenseur de la cause.

Les présidents russe Vladimir Poutine et tchétchène Ramzan Kadyrov au Kremlin
Les présidents russe Vladimir Poutine et tchétchène Ramzan Kadyrov au Kremlin © Reuters / Sputnik Photo Agency

Depuis les révélations d'un journal d'opposition russe sur un vaste projet de répression des homosexuels tchétchènes (arrestations, torture, et encouragement des familles à tuer leurs proches homosexuels), la défense du pouvoir local est toujours la même : "il ne peut y avoir de répression contre les homosexuels de Tchétchénie, puisqu'il n'y a pas d'homosexuels en Tchétchénie". Mais elle commence à embarrasser la fédération de Russie, dont fait partie la Tchétchénie.

La situation est devenue suffisamment importante, et fait surtout suffisamment parler à l'étranger, pour que Vladimir Poutine s'en saisisse, et soutienne l'enquête russe sur les actions de Ramzan Kadyrov. Le président tchétchène est aussi visé par une plainte pour "génocide", déposée par trois associations LGBT françaises devant la Cour Pénale Internationale, et plusieurs pays occidentaux, dont la France, ont ouvert la possibilité de demande de visa à caractère humanitaire.

La Russie, progressiste dans les textes, pas dans les mentalités

Mais la grande sœur russe est-elle plus tolérante ? Si l'homosexualité y est dépénalisée depuis 1992 (sous pression du Conseil de l'Europe, auquel la Russie souhaitait adhérer), elle reste extrêmement mal vue. Dans un sondage en 2005, 43,5 % des Russes se disaient ainsi favorables à une nouvelle pénalisation. Même si d'un point de vue législatif, la situation est plutôt contrastée.

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