Vladimir Poutine
Vladimir Poutine © Reuters

Moscou a annoncé sa volonté de participer à constitution d'un plan d'aide du FMI en faveur de l'Ukraine, aux coté de l'Union européenne, mais au même moment la Russie a annonce des manœuvres militaires en Crimée

Moscou a donc décidé, en toute urgence, de renforcer la protection de sa flotte basée en Crimée, république autonome russophone dans le sud de l'Ukraine, en proie à des tensions séparatistes.

Vladimir Poutine a ordonné également une inspection surprise des troupes des districts militaires de l'Ouest, non loin de l'Ukraine, pour" vérifier leur aptitude au combat". Une opération, qui doit mobiliser 150.000 hommes et durer jusqu'au 3 mars.

A Simféropol, la correspondance de Sébastien Gobert

Des manoeuvres peu appréciées

Tout mouvement de troupes russes en Crimée, hors de la base de la flotte de la mer Noire située à Sébastopol, sera considéré comme un acte d'agression, a averti jeudi le président ukrainien par intérim devant le Parlement àKiev.

Quant aux Etats-Unis, Washington a appelé les "acteurs extérieurs" à s'abstenir de toute "provocation". "Toute intervention militaire qui violerait la souveraineté, l'intégrité territoriale de l'Ukraine serait une grave erreur", a averti John Kerry. Une Ukraine "souveraine, indépendante et stable" et "fermement engagée en faveur de la démocratie" constitue un "élément clé" de la sécurité dans la zone euro-atlantique, ont de leur côté affirmé mercredi les ministres de la Défense de l'Otan réunis à Bruxelles.

John Kerry

La tension monte en Crimée

Des hommes armés ont pris possession jeudi matin du parlement et du gouvernement de Crimée à Simferopol, et ont dressé des drapeaux russes.

Mercredi, de brefs affrontements ont opposé des manifestants pro-russes et des partisans des nouvelles autorités ukrainiennes à Simféropol, alors que le chef du parlement local excluait tout débat sur une éventuelle sécession.

Plus de 5.000 personnes s'étaient regroupées mercredi devant le parlement de Crimée, Tatars d'un côté, les plus nombreux, pro-russes de l'autre.

Les pro-russes réclament la tenue d'un référendum sur le statut de la Crimée, dans le sud de l'Ukraine, en proie à des tensions séparatistes qui se sont accrues depuis la destitution la semaine dernière du président Viktor Ianoukovitch.

Le ministère des Affaires étrangères a averti jeudi matin que la Russie défendra les droits de ses ressortissants "avec force et intransigeance lorsqu'ils seront violés", a-t-il écrit sur sur Twitter. Les "violations à grande échelle" des droits de l'homme commises en Ukraine sont source d'inquiétude, ajoute le ministère.

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