Le palais de justice de Milan
Le palais de justice de Milan © CC Amodiovalerio Verde

Un homme a ouvert le feu jeudi matin au tribunal de Milan, provoquant la mort de trois personnes, ainsi que deux blessés graves. Il était poursuivi pour banqueroute frauduleuse.

Un juge et un avocat font partie des victimes. L'un des blessés est dans un état grave après avoir été touché à l'abdomen et un autre blessé à une cuisse.

L'homme, auteur des tirs, est âgé de 57 ans. Il comparaissait pour la faillite en 2008 d'une agence immobilière dont il était l'un des propriétaires.

Il a d'abord ouvert le feu dans la salle d'audience au troisième étage du tribunal, tuant un avocat qui avait renoncé à le défendre, avant de descendre au deuxième étage tuer le juge dans son bureau. Un troisième homme a été retrouvé mort mais son corps ne portait pas de trace de tirs, selon les secours, ce qui laissait plutôt envisager une crise cardiaque provoquée par la panique.

L'homme a reussi à quitter le tribunal et à s'enfuire à moto, alors que les forces de l'ordre le pensaient encore caché à l'intérieur du bâtiment. Sa plaque d'immatriculation a été repérée par le réseau de vidéo-surveillance et il a été arrêté ensuite à Vimercate, à une trentaine de kilomètres au nord-est de Milan. Il aurait eu le projet de tuer d'autres personnes dans cette ville.

L'homme a déclaré aux enquêteurs avoir voulu "se venger de ceux qui l'avaient ruiné".

La sécurité remise en question

Le hasard veut que ce tenait justement ce jeudi matin, un sommet de sécurité à Milan, en présence de ministres et de hauts responsables, en vue de l'Exposition universelle qui doit accueillir des millions de visiteurs dans la ville à partir du 1er mai. De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer les failles dans les mesures de sécurité.

Alors que les assassinats de magistrats ont marqué l'histoire récente de l'Italie, notamment ceux qui luttent contre la Mafia, Matteo Renzi, le chef du gouvernement italien a parlé d'un drame "incompréhensible et très grave" :

Ce n'est pas la première fois que cela arrive, mais ce doit être la dernière. Il est impensable de pouvoir entrer dans un tribunal avec une arme.

Matteo Renzi a promis et promis que "toutes les enquêtes nécessaires" seraient menées ce qui n'a pas rassuré lele chef de la Ligue du Nord. "Si l'on a le même niveau de sécurité à l'Expo, j'imagine ce que peuvent envisager des terroristes potentiels", a-t-il-dit.

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