Un soldat marche près du cratère causée par une attaque aérienne près de l'aéroport de Sanaa
Un soldat marche près du cratère causée par une attaque aérienne près de l'aéroport de Sanaa © REUTERS / Khaled Abdullah

Au onzième jour de campagne aérienne menée par l'armée saoudienne et ses alliés sunnites de la région du Golfe contre les miliciens chiites Houthis, des avions de la coalition conduite par l'Arabie saoudite ont procédé à des raids aériens sur Sanaa, la capitale, la nuit dernière. Des milliers de Yéménites attendent désespérément dimanche l'arrivée de secours.

Une coalition d'une dizaine de pays, menée par Ryad, a lancé le 26 mars des raids aériens au Yémen pour empêcher les Houthis de s'emparer d'Aden -ils en sont très proches-. Les miliciens chiites avaient déjà reussi à prendre la capitale Sanaa et des régions du nord et du centre.

L'ONU et les ONG s'inquiètent du nombre très élevé de victimes civiles. Le dernier bilan officiel donné par l'ONU remonte à jeudi avec 519 morts et 1.700 blessés en deux semaines. Sous la pression des ONG, la coalition a annoncé samedi que le CICR pourrait acheminer dès dimanche des secours au Yémen par deux avions. Mais l'Arabie saoudite s'est pas encore prononcée de manière formelle sur une pause humanitaire, réclamée par la Russie, dans un projet de résolution déposé samedi devant le Conseil de sécurité de l'ONU à New York.

Dimanche, les Houthis se sont dits prêts à négocier un accord de paix au Yémen si les frappes aériennes de la coalition sunnite conduite par l'Arabie saoudite prennent fin. Ils exigent également que d'éventuelles négociations soient supervisées par des parties "non hostiles au peuple yéménite".

Evacuation de ressortissants étrangers

De nombreux pays, parmi lesquels la Russie, l'Inde, l'Indonésie et le Pakistan, ont évacué ces derniers jours leurs ressortissants, tandis que la Chine, Djibouti et le Soudan s'apprêtent à en faire autant dimanche.

Samedi, à partir du port de Balhaf, à 380 km à l'est d'Aden, le Dixmude, un bâtiment de protection et de commandement de la Marine française, a évacué 44 personnes et parmi elles des Français qui travaillaient sur un site Total.

Une opération qui n’est pas terminée : ce dimanche 60 personnes ont été évacuées, dont 25 français, cette fois dans la zone même du port d'Aden. Trois navires français participent à l'opération.

Le capitaine de Vaisseau Pierre de Briançon dirige la manœuvre à bord du Dixmude. Il répond à Julie Piétri

Infographie Yémen
Infographie Yémen © ide
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.