Manifestation de musulmans radicaux devant l'ambassade américaine à Londres le 11 septembre 2011
Manifestation de musulmans radicaux devant l'ambassade américaine à Londres le 11 septembre 2011 © REUTERS/Paul Hackett / REUTERS/Paul Hackett

Un sommet international sur la lutte contre les filières djihadistes se tient aujourd’hui à Paris. Le Royaume-Uni sera présent. La ministre Theresa May doit exposer les mesures prises récemment par le gouvernement britannique.

Les Britanniques sont en pointe sur la prévention. Une stratégie a été mise en place peu après les attentats de 2005 à Londres : il s'agit de se rapporcher des communautés pour identifier les personnes vulnérables et lutter contre les discours extrêmistes. Les messages ont été récemment adaptés. Les jeunes qui veulent partir en Syrie sont par exemple incités à s'engager dans l'humanitaire.

Internet est surveillé de près. Le patron du service des écoutes britanniques appelle les géants comme Facebook ou Twitter à coopérer davantage. Le sujet sera abordé aujourd'hui à Paris. Londres compte aussi sur l'aide des compagnies aériennes.

Les pouvoirs de la police ont été renforcés : contrôle des suspects, confiscation des passeports. David Cameron souhaiterait interdire le retour au pays des djihadistes même s'ils sont britanniques, ce qui est illégal. En attendant, les suspects suivent des programmes de déradicalisation. Ils sont étroitement surveillés. Londres envisage même des poursuites pour haute trahison, un chef d'inculpation qui remonte au IVème siècle.

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