la télévision syrienne diffuse des images de bachar al assad indemne
la télévision syrienne diffuse des images de bachar al assad indemne © reuters

Même Bachar al Assad est apparu personnellement à la télévision publique. "La Syrie est capable d'affronter n'importe quelle agression extérieure", assure le président syrien. Barack Obama a soumis son intervention au vote du Congrès.

Le gouvernement syrien salue une "reculade historique" des Etats-Unis après la décision de Barack Obama de demander le feu vert du Congrès sur des frappes ciblées. Alors même que le président américain affirme vouloir punir Bachar al Assad suite à l'attaque chimique qui aurait fait plus de 1.400 morts le 21 août, dans la banlieue de Damas.

Ces attaques occidentales limitées, sans envoi de troupes au sol, étaient données cette semaine comme imminentes mais ne devraient pas intervenir avant le 9 septembre, quand le Congrès américain se réunira.

Aujourd'hui, les soutiens du pouvoir syrien se réjouissent de cette décision. À Beyrouth,Valérie Crova.

Le président syrien Bachar al Assad est apparu à la télévision, dans le cadre d'une rencontre avec des responsables iraniens. Pour lui, quelle que soit la décision américaine, "la Syrie est capable d'affronter n'importe quelle agression extérieure.

Les menaces américaines de lancement d'une attaque contre la Syrie ne détourneront pas la Syrie de ses principes ni de son combat contre le terrorisme soutenu par certains pays occidentaux et de la région, d'abord et avant tout par les Etats-Unis d'Amérique.

La Syrie a pour usage de qualifier de "terroristes" les rebelles qui veulent renverser Bachar al Assad.

La France embarrassée

A la suite de la décision d'Obama, le ministre français de l'Intérieur, Manuel Valls, a souligné que Paris, qui s'est engagé sans réserve aux côtés des Etats-Unis pour sanctionner Damas, ne pouvait agir seul. "Nous sommes amenés forcément, par rapport à la capacité d'intervention, à attendre la décision des Etats-Unis", a-t-il admis. "La France ne peut pas y aller seule".

Un débat sur une action en Syrie est prévu mercredi au Parlement francais mais sans vote, ce que dénonce l'opposition. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault réunira lundi les responsables des deux chambres du Parlement afin de faire le point sur la situation.

Jeudi dernier, le Parlement britannique a désavoué le Premier ministre David Cameron en repoussant ses plans d'intervention armée contre la Syrie.

De son côté, le secrétaire d'Etat américaine John Kerry a maintenu ses affirmations : oui, le pouvoir syrien a bien utilisé des armes chimiques. Selon lui, les tests réalisés par les Américains prouvent même l'utilisation de gaz sarin.

John Kerry s'est dit persuadé que le Congrès américain "fera ce qui est juste".

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image lien dossier Syrie © Radio France
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