souad merah est vraisemblablement en syrie, d’après bernard cazeneuve
souad merah est vraisemblablement en syrie, d’après bernard cazeneuve © reuters

Le scrutin présidentiel de mardi s’organise, dans un pays en proie à la guerre civile. C’est la première élection présidentielle depuis plus d’un demi-siècle. Les opposants appellent déjà au boycott.

D’un côté il y a Bachar al-Assad, dont la famille règne depuis plus de 40 ans sur la Syrie. De l’autre : deux candidats quasi-inconnus. Ce qui fait dire à l’opposition que cette élection, promise comme le premier scrutin démocratique, n’est en réalité qu’un référendum déguisé , comme ceux qui ont officialisé l’élection de l’actuel dirigeant et de son père.

"Une farce"

Le chef de l’armée syrienne libre a appelé jeudi dernier les Syriens au boycott. En Syrie, on pourra voter seulement sur 40% du territoire , sur la côte ouest, au centre et au sud du pays. Car il n’y aura des bureaux de votes que dans les zones contrôlées par le régime. L’opposition et ses alliés occidentaux y voient une « farce ».

Le vote a déjà commencé pour les ressortissants qui vivent à l’étranger. Les bureaux de vote ont ouvert mercredi au Liban voisin, où vivent une grande majorité des expatriés. Et hier, 95% de ces Syriens de l’étranger avaient déjà glissé leur bulletin dans l’urne.

Le vote vu de Beyrouth, par Hélène Bourgon

Ces élections anticipées servent à Bachar al-Assad à réaffirmer son autorité, dans un pays en guerre depuis plus de 3 ans. Un de ses alliés, l’Iran, estime que ce scrutin renforcera la « légitimité » de l’actuel président.

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