Domenico Quirico, journaliste à la Stampa, raconte son calvaire en Syrie
Domenico Quirico, journaliste à la Stampa, raconte son calvaire en Syrie © Maxppp

Il s'appelle Domenico Quirico, il est journaliste (italien) à la Stampa, et il a vécu l'Enfer comme otage en Syrie. Tour à tour captif des révolutionnaires, des djihadistes, des brigands... Il témoigne pour France Inter.

En ce moment, en Syrie, il y a le chaos. Dans le mouvement rebelle, on trouve des groupes djihadistes, l'Al-Qaida syrien. Et à côté de ça, on trouve des groupes qui ne sont ni des révolutionnaires ni de vrais islamistes. Ce sont des brigands qui utilisent la religion et la révolution pour leur business et leurs sales affaires.

Domenico Quirico est totalement désabusé sur la question de la rébellion syrienne. Après avoir passé cinq mois en captivité en Syrie, avec le Belge Pierrre Piccinin, il a finalement été libéré lundi et il a pu regagner l'Italie. Depuis, il explique au monde que "ce qui reste de la vraie révolution, ce sont des petits groupes, qui n'ont pas les moyens ni la force de résister aux djihadistes".

Antoine Giniaux a joint Domenico Quirico par téléphone.

Je crois que la Syrie est un pays perdu. L'Occident a commis une erreur énorme en n'aidant pas la première révolution syrienne.

Pour le journaliste, il est désormais impossible de trouver un interlocuteur crédible du côté des rebelles... Même si en face, "il reste un régime abominable".

Hier, la communauté internationale semble avoir pris le chemin d'une sortie de crise, après la proposition russe puis française de demander le placement sous contrôle de l'arsenal chimique de Bachar al Assad. Damas a assuré qu'elle allait se plier à la demande russe.

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image lien dossier Syrie OK © Radio France
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