Six gendarmes tunisiens ont été tués mercredi dans des heurts avec des activistes au moment où devaient s'ouvrir les négociations entre le gouvernement islamiste et l'opposition pour mettre fin à la crise et organiser la transition politique.

L'adjudant Anis Salih est mort, Olivier Poujade a rencontré sa famille

La soeur du gendarme Anis Salhi
La soeur du gendarme Anis Salhi © REUTERS/Mohamed Amine ben Aziza / REUTERS/Mohamed Amine ben Aziza

Les négociations ont été reportées, et l'opposition a même indiqué qu'elle envisage de renoncer à y participer.

Le puissant syndicat UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens), qui fait office de médiateur, espère toujours qu'elles commenceront aujourd'hui. Hier, les obsèques des gendarmes tués ont donné lieu a de nombreuses manifestaitons à Sidi Bouzid, au Kef et à Kasserine. Au Kef, des manifestants ont même incendié le local du parti islamiste Ennahda.

Le ministère de l'Intérieur tunisien a annoncé la découverte d'une voiture piègée "prête à exploser" à Sidi Ali Ben Aoun, dans la région de Sidi Bouzid, où avaient été tués les gendarmes.

L'opposition réclame toujours la démission du gouvernement.

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