"La vague d'émigration clandestine vers l'Europe est terminée", a assuré Donald Tusk, président du Conseil européen.
"La vague d'émigration clandestine vers l'Europe est terminée", a assuré Donald Tusk, président du Conseil européen. © MaxPPP

La Turquie accepte de reprendre tous les migrants arrivés en Europe via son territoire. En échange, l’Union européenne donne son accord de principe aux demandes d'Ankara, à savoir, d'avantage d'aide financière et l'accélération des négociations d'adhésion.

Ce plan présenté par le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu lors d'un sommet extraordinaire à Bruxelles reste toutefois à préciser. Les "Vingt-Huit" et la Turquie espèrent parvenir à un accord lors de leur prochain sommet,les 17 et 18 mars.

Plus d'un million de demandeurs d'asile

La chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre britannique David Cameron et le président français François Hollande ont tous trois salué cette possible solution à cette grave crise migratoire. En 2015, l'UE a accueilli plus d'un million de demandeurs d'asile notamment en provenance de Syrie.

«Avec cette offre susceptible de changer la donne, notre objectif est de décourager les migrations illégales, de lutter contre les passeurs, d'aider les gens qui veulent venir en Europe en encourageant la migration légale d'une manière disciplinée et régulière, " a expliqué Ahmet Davutoglu lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet.

Doublement d'ici 2018 de l'aide européenne de trois milliards

En contrepartie, le Premier ministre turc demande le doublement d'ici 2018 de l'aide européenne de trois milliards d'euros promises. Cet argent sera destiné à l'accueil des réfugiés syriens en Turquie. Par ailleurs, la Turquie souhaite que "pour chaque Syrien reconduit en Turquie depuis les îles grecques, un autre Syrien de Turquie serait accueilli dans un Etat membre de l'UE".

Modification des règles turques d'attribution de visas

Par ailleurs, Ahmet Davutoglu demande à l'UE d'avancer la levée de l'obligation de visa pour les citoyens turcs. L’UE pose de très nombreuses conditions avec notamment la modification des règles turques d'attribution de visas aux ressortissants de pays musulmans et l'introduction de passeports biométriques.

Concernant l'augmentation de l'aide à l'accueil des réfugiés en Turquie, les "28" n'ont avancé aucun chiffre.

L’objectif de ce plan est de montrer à ceux qui veulent gagner l'Europe pour des raisons économiques qu'il est désormais inutile de tenter la traversée. "La vague d'émigration clandestine vers l'Europe est terminée", a assuré Donald Tusk, président du Conseil européen.

L'UE a par ailleurs promis d’aider la Grèce à régler le problème posé par les 30.000 migrants bloqués sur son territoire en raison de la fermeture des frontières sur la route des Balkans.

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