[scald=60225:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - La zone euro peut "se passer" de la Grèce, a déclaré jeudi le ministre français des Affaires européennes.

"La Grèce est à la fois quelque chose qu'on pouvait surmonter et en même temps quelque chose dont on peut se passer", a dit Jean Leonetti sur RTL.

"Parce que c'est 2% du PIB de la zone euro et c'est 4% de la dette de la zone euro. Donc, on peut les aider, on peut les sauver, on ne peut pas sauver non plus les gens malgré eux", a-t-il souligné.

"Ce n'est pas parce que la potion est amère qu'il ne faut pas la prendre, parce que le malade est très gravement malade", a ajouté le ministre.

A la veille du sommet du G20 à Cannes, le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel ont sommé mercredi soir la Grèce de mettre en oeuvre l'intégralité du plan européen de règlement de sa dette sous peine d'être privée de toute aide.

Le Premier ministre grec, George Papandreou, a semé la consternation parmi ses partenaires européens en décidant d'un référendum sur le plan d'aide adopté le 27 octobre.

Jean Leonetti a évoqué à demi-mot la chute du gouvernement de George Papandreou, qui sollicitera la confiance du Parlement grec vendredi, en affirmant que le plan avait été négocié avec "le chef de gouvernement grec".

Des scissions sont apparues jeudi au grand jour au sein du gouvernement grec après que le ministre des Finances Evangelos Venizelos eut marqué son opposition au référendum.

"On n'a pas signé avec M. Papandreou. On a signé avec le chef de gouvernement grec", a déclaré le ministre français.

"S'il saute demain et qu'il y a une nouvelle majorité ou qu'il y a la même majorité et qu'il y a des positions différentes, à ce moment-là, ils peuvent remettre en cause, en tant que chefs d'Etat et de gouvernement, l'accord qui a été donné", a-t-il ajouté.

S'agissant du référendum, "on n'a pas à décider à la place du peuple grec", a dit Jean Leonetti.

"Il ne faut pas se faire d'illusions. Si la Grèce dit qu'elle ne veut pas le plan, elle n'aura pas l'argent", a-t-il répété à l'unisson de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel.

"Par contre, ce qu'il faut bien dire, c'est 'Vous n'êtes pas en train de voter pour ou contre un plan, vous êtes en train de voter pour ou contre le maintien de la Grèce dans la zone euro'", a-t-il ajouté à l'adresse des Grecs.

Sophie Louet

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