paris attend de l'ue une plus forte mobilisation en centrafrique
paris attend de l'ue une plus forte mobilisation en centrafrique © reuters

"Je ne serais pas choqué que les Européens soient davantage là", assure le ministre des Affaires étrangères. La France est seule à intervenir en Centrafrique, et espère "un concours plus solide". Le président centrafricain se dit prêt à discuter.

Laurent Fabius doit participer demain à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE à Bruxelles. La situation en République centrafricaine, où la France a lancé le 6 décembre une opération militaire forte de 1.600 hommes, sera notamment évoquée lors du conseil à la demande des autorités françaises.

En espérant que l'Europe s'implique un peu plus dans l'opération. "On dit 'les Européens ne sont pas là'. Je ne serais pas choqué qu'ils soient davantage là", a expliqué Laurent Fabius sur i> Télé.

Demain, j'irai au Conseil des ministres des Affaires étrangères et je demanderai qu'il y ait un concours plus solide, plus fort, y compris sur le terrain. La France n'est pas le gendarme de l'Afrique, mais il se trouve que pour le moment - et nous travaillons à ce que ça change -, la France est le seul pays qui a des forces capables d'aller là-bas en nombre. Ça, c'est un vrai, gros problème.

Sur place, un espoir de dialogue

Le président de transition centrafricain et ancien chef de la Séléka, Michel Djotodia, s'est dit de son côté prêt à tendre la main aux milices chrétiennes "anti-balaka" et à discuter avec elles, dans une interview donnée à RFI.

Les anti-balaka "ont posé quelques préalables, nous sommes prêts à accéder à certains de ces préalables", a indiqué Michel Djotodia.

Je vais demander à tous les anti-balaka de sortir et(leur dire) qu'ils ne seront jamais inquiétés. Dans ce cadre précis, d'ailleurs, nous allons prendre des mesures pour pouvoir libérer certains qui sont déjà dans nos murs. Je suis prêt non seulement avec les anti-balaka, avec tous ceux qui sont épris de paix et de justice, je suis prêt à tendre la main.

(Propos recueillis par Laurent Correau de RFI)

Les violences interreligieuses ont fait plus de 600 morts en dix jours selon l'Onu.

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