Maïa Plissetskaïa dans le lac des cygnes.
Maïa Plissetskaïa dans le lac des cygnes. © Reuters / Grigory Dukor

La grande danseuse classique russe Maïa Plissetskaïa s’est éteinte ce samedi 02 mai à 89 ans. « Prima ballerina assoluta », elle dansait encore au Kremlin il y a moins de dix ans.

"Le cœur de la plus grande des ballerines s’est arrêté", c’est le directeur du théâtre du Bolchoï qui l’a annoncé au monde via l’agence de presse russe. "Elle a succombé à une crise cardiaque." Maïa Plissetskaïa était née en 1925 à Moscou, entrée au Bolchoï en 43 où elle s’était très vite imposée comme l’une des meilleures danseuses de sa génération, magistrale dans le lac des cygnes, ou dans la belle au bois dormant. Chorégraphe depuis des années, elle dansait encore régulièrement, comme en 2005, au Kremlin, où elle avait interprétation un ballet écrit tout spécialement pour elle par Maurice Béjart. Elle avait rechaussé les pointes à 80 ans.

Elle avait défié le régime soviétique

Staline était même venu la voir danser, lui pourtant, qui avait fait fusiller son père et déporter sa mère… Lui aussi, représentant d’un régime qui jugeait scandaleuses les interprétations de la danseuse étoile. Ce samedi, Vladimir Poutine a été l’un des premiers à présenter ses condoléances aux proches de Maïa Plissetskaïa, l’une des deux uniques danseuses russes consacrées "prima ballerina assoluta".

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