Le cabinet de Donald Trump prend forme, avec les dernières nominations annoncées par le président élu. Le Sénat auditionne les futurs ministres du nouveau président des États-Unis.

Donald Trump a nommé dans son cabinet plusieurs personnalités controversées
Donald Trump a nommé dans son cabinet plusieurs personnalités controversées © Reuters / Mike Segar

Rudy Giuliani pour la cybersécurité

Donald Trump a désigné ce jeudi Rudy Giuliani, l'ex-maire de New York et l'un de ses plus fervents soutiens, au poste de conseiller sur le dossier de la cybersécurité. Le communiqué publié jeudi par son équipe de transition reste vague sur les responsabilités exactes de Rudolph Giuliani, 72 ans, qui a été procureur fédéral à New York, puis "maire de l'Amérique" après les attentats du 11 septembre 2001, avant de diriger une société de conseil en sécurité à l'international et conseiller en cybersécurité un grand cabinet d'avocats.

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Rudolph Giuliani va "partager son expertise" sur "les problèmes de sécurité du secteur privé", selon le communiqué. La "menace majeure" que représente le piratage informatique pour la sécurité nationale nécessite "une contribution du secteur privé" et Rudy Giuliani devra "lancer ce processus", ajoute le texte.

Des futuis ministres qui se démarquent de Trump

Rex Tillerson, le patron d'Exxon Mobil, est le futur chef de la diplomatie. Il a été entendu par le Sénat mercredi. Sa nomination ne fait pas l'unanimité. Plusieurs Républicains s'inquiètent de ses relations avec le président russe Vladimir Poutine. Rex Tillerson a dit devant le Sénat mercredi qu'il n'était pas opposé au traité transpacifique, qui concerne douze pays et que Trump a toujours dénoncé lors de sa campagne.

Un mur avec le Mexique ne suffira pas

John Kelly sera à la tête du troisième cabinet le plus puissant, celui de la Sécurité intérieure, avec plus de 240 000 employés, qui devra lutter contre le terrorisme, assurer la sécurité du président et lutter contre l'immigration clandestine. Il défend les méthodes de l'Armée à Guantanamo, qualifiant de "bêtises" les critiques des groupes de défense des droits de l'Homme. Lors de son audition, Kelly ne s'est pas montré en phase avec le futur président au sujet du mur avec le Mexique :

Une barrière physique ne suffira pas. Selon John Kelly, il faut aussi coopérer avec de nombreux pays, jusqu'au Pérou.

De son coté, Trump mise uniquement sur la construction d'un mur pour lutter contre l'immigration clandestine.

Le futur secrétaire d'Etat à la Défense aime "tirer sur des gens"

John Mattis, surnommé "Mad dog", a mené de nombreuses actions au Moyen-Orient. Selon lui, Trump hérite d'une "pagaille" au Moyen-Orient et estime que l'accord sur le nucléaire iranien signé par Obama ne stoppera pas la course à l'arme nucléaire de l'Iran. "C'est drôle de tirer sur des gens", a déclaré un jour en public le général. Mattis a dit jeudi au Congrès que les États-Unis devaient se préparer à faire face au comportement de la Russie dans les domaines où les deux pays ne peuvent pas coopérer.

Lui aussi s'est montré en décalage avec le futur Président lors de son audition :

Poutine veut détruire le traité transatlantique.

La future administration Trump, la plus riche de l'Histoire des Etats-Unis
La future administration Trump, la plus riche de l'Histoire des Etats-Unis © Visactu / Visactu

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