Une femme a fait irruption mardi au siège de YouTube, près de San Francisco en Californie. Elle a fait trois blessés, dont un dans un état critique, avant de se suicider. La piste du différend d'ordre privé est pour l'heure privilégiée par les autorités.

Le siège de YouTube, à San Bruno (Californie)
Le siège de YouTube, à San Bruno (Californie) © AFP / JOSH EDELSON

Les Etats-Unis ont, une fois de plus, été frappés par une fusillade, ce mardi, et c'est le siège de YouTube, au cœur de la Silicon Valley, à San Bruno près de San Francisco (Californie), qui a été touché cette fois. Des témoins sur place évoquent des scènes de "chaos", les alarmes puis les coups de feu semant la panique parmi les employés.

Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, dont deux femmes âgées de 32 et 26 ans, et un homme de 36 ans, qui se trouve dans un état "critique" selon le porte-parole de l'hôpital Zuckerberg General de San Francisco, où les blessés ont été pris en charge. Une quatrième personne a été blessée à la cheville dans la cohue, en essayant de fuir les lieux.

Une femme auteur de l'attaque, fait rarissime

L'auteur de cette attaque est une femme dont les autorités savent peu de choses, si ce n'est qu'elle "connaissait quelqu'un" sur le site de la fusillade : les enquêteurs privilégient donc la piste d'un différend familial ou personnel. Plusieurs témoignages appuient cette thèse, affirmant que la tireuse semblait viser quelqu'un en particulier. 

La police a découvert sur les lieux le cadavre "portant des blessures par balles qu'elle semble s'être infligée à elle-même", qui semble être la tireuse, et qui a usé d'une arme de poing. Le fait qu'une femme soit l'auteur de cette attaque est très rare : selon une étude du FBI sur 160 fusillades entre 2000 et 2013, seules six avaient été perpétrées par des femmes, soit une proportion de 3,8%. 

Sur Twitter, le Président des Etats-Unis Donald Trump a publié : "Nos pensées et nos prières sont avec toutes les personnes impliquées". La plupart des entreprises de la Silicon Valley ont également réagi, mais aussi les organisateurs de la "March for our lives" organisée le 24 mars dernier pour un meilleur contrôle des armes à feu : "Nos coeurs sont avec vous".

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