Alors que la ville irakienne de Mossoul est en passe d'être reprise au groupe État islamique, son leader n'est pas reparu. Sa traque, elle, reste une priorité pour la coalition.

Le groupe état islamique bénéficie de soutiens dans de nombreux pays, comme ici dans un camp de réfugiés au sud du Liban
Le groupe état islamique bénéficie de soutiens dans de nombreux pays, comme ici dans un camp de réfugiés au sud du Liban © Reuters / Ali Hashisho

C'était il y a trois ans : Mossoul, la second ville d’Irak, tombait aux mains de l'organisation État islamique. Aujourd'hui, Mossoul en Irak et Raqqa en Syrie font l'objet, ces dernières semaines, de batailles acharnées pour tenter de faire tomber ces derniers bastions djihadistes, deux capitales autoproclamées du califat. Quant au "calife" lui-même, nul ne sait où il se trouve.

Mort, une fois de plus

La presse officielle syrienne l’annonce mort, victime ce week-end d'une attaque aérienne sur la province de Raqqa. Mort, une fois de plus, pourrait-on dire, car c'est invérifiable. Et s'il n'est pas mort, Abou Bakr Al-Baghdadi reste insaisissable. Il n'est plus en ville depuis longtemps, caché dans le désert avec le soutien des tribus sunnites, totalement silencieux depuis sa dernière vidéo à la grande mosquée de Mossoul il y a trois ans.

Jamais plus de trois jours au même endroit

Les drones, les satellites et les trahisons, au-delà des 25 millions de dollars que les Américains ont mis sur sa tête, n'incitent pas Al-Baghdadi à la sérénité. Ce dernier ne reste jamais plus de soixante-douze heures au même endroit. Il se déplace dans des pick-ups accompagné d'un chauffeur et de deux gardes du corps, pas plus. On le dit nerveux, prudent, il n'utilise plus le téléphone mais seulement une poignée de messages pour correspondre épisodiquement avec quelques milliers d'irréductibles.

Elle est loin l'époque du "califat", du cabinet de guerre, de dizaines et de milliers de cadres intermédiaires locaux qui administraient les territoires conquis en piochant dans un budget de plusieurs milliards de dollars, tout cela appartient au passé... Baghdadi est un fugitif dont l'avenir est derrière lui.

Progression sur le terrain militaire

Alors que Baghdadi est introuvable, les alliés, eux, poursuivent leur progression sur le terrain militaire.

La coalition internationale est réunie au grand complet, même si des désaccords persistent entre certains pays sur la stratégie à suivre, à Raqqa comme à Mossoul, le bastion de l'organisation EI en Irak que les forces locales semblent sur le point de reprendre. En Syrie, Raqqa est totalement isolée grâce aux actions menées par forces kurdo-arabes alliées de la coalition qui ont coupé les principales voies de communications.

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