Hakimullah Mehsud
Hakimullah Mehsud © ©STR/EPA/MAXPPP / ©STR/EPA/MAXPPP

Hakimullah Mehsud a été tué avec quatre autres combattants lors d'une attaque de drones. Il était le principal dirigeant taliban au Pakistan. Khan Said, l'ancien numéro deux du mouvement islamiste prend la tête des talibans pakistanais.

Hakimullah Mehsud, âgé d'une trentaine d'années, avait pris le commandement des taliban pakistanais en 2009 après la mort des deux précédents chefs tués par des tirs de drones. Les circonstances de son décès diffèrent selon les sources. Un membre de la milice islamiste a déclaré qu'il avait péri dans son véhicule après avoir assisté à une réunion de dirigeants du mouvement. Son chauffeur et son garde du corps ont également trouvé la mort.

D'après des responsables des services de sécurité pakistanais, quatre missiles tirés par des engins sans pilote se sont abattus sur une maison de Danda Darpa Khel, village situé à 5 km de Miranshah, où Mehsud assistait avec 25 autres dirigeants à une réunion consacrée à une offre de dialogue d'Islamabad.

Les taliban pakistanais se sont rassemblés samedi à Miranshah, capitale du Nord-Waziristan, pour les funérailles d'Hakimullah Mehsud. Les miliciens islamistes ont commencé à converger vers laville, située près de la frontière afghane, en tirant sur une dizaine de drones vrombissant dans le ciel au-dessus de la réunion, sans pouvoir les atteindre, racontent des habitants.

La mort de l'un des hommes les plus recherchés du Pakistan, dont la tête était mise à prix pour cinq millions de dollars aux Etats-Unis, a déclenché des réactions de colère au sein de la classe politique locale.

Son portrait résumé par Gaëlle Lucia Berdou

Khan Said succède à Hakimullah Mehsud

Les taliban pakistanais ont voté samedi pour nommer à leur tête l'ancien numéro deux du mouvement islamiste, Khan Said, aussi connu sous le nom de Sajna, afin de succéder à Hakimullah Mehsud.

Khan Said est considéré comme le cerveau d'une attaque menée l'an dernier contre une prison du nord-ouest du Pakistan qui a permis la libération de près de 400 détenus, et d'une attaque la même année contre une base de l'armée de l'air.

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