France Inter vous l'annonçait en début d'année : Google expérimente depuis plusieurs mois des ballons capables de fournir un accès à Internet dans les régions du monde les plus reculées. Un projet auquel s'associe le CNES, l'agence spatiale française.

On a souvent tendance à penser qu'Internet est désormais partout, mais c'est loin d'être le cas. Il reste encore d'immenses "zones blanches" dépourvues de tout accès au réseau mondial (ne serait-ce qu'en pleine mer ou au beau milieu du désert). Difficile de faire arriver un câble ADSL ou une fibre haut-débit partout... C'est pourquoi Google a lancé en juin 2013 "Projet Loon", un système d'Internet par ballons.

L'idée est d'une simplicité enfantine : faire voler dans la stratosphère des milliers ballons offrant un accès au web. Plus proche de nous et surtout infiniment moins cher que les satellites.

Un projet un peu fou, mais qui commence à se concrétiser, et à sembler de plus en plus réaliste. Suffisamment, en tout cas, pour que le Cnes, la très sérieuse agence spatiale française, signe un partenariat avec Google. L'accord a été rendu officiel ce jeudi.

► ► ► SUR LE WEB | Le communiqué du CNES sur le projet Loon

Le président du CNES Jean-Yves Le Gall est enthousiaste : le partenariat permettra un véritable échange de connaissances, le CNES fournissant son expertise sur les ballons , en échange des données des expérimentations de Google.

C’est pour le CNES une expérience unique de travailler avec Google, véritable emblème de la Silicon Valley. C’est grâce à de telles collaborations que les barrières tombent, que naissent de nouveaux projets transverses et nous sommes fiers d’apporter notre expertise et de bénéficier en retour de l’aide de cette entreprise globale unique qu’est Google.

Les précisions de Sophie Bécherel

Mais au fait, comment ça marche ?

En un an et demi, les ballons de Google ont déjà parcouru trois millions de kilomètres, et permettent d'accéder à une connexion assez rapide pour lire des vidéos en streaming (comme sur YouTube ou Dailymotion, par exemple). La firme américaine estime que quatre milliards d'êtres humains n'ont aujourd'hui aucun accès à Internet dans le monde. Ils n'ont plus qu'à scruter l'horizon...

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