Le convoi humanitaire envoyé par la Russie était stationné depuis une semaine.
Le convoi humanitaire envoyé par la Russie était stationné depuis une semaine. © Reuters / Alexander Demianchuk

Les camions blancs stationnés à la frontière depuis une semaine ont repris leur route vers l’est de l’Ukraine. Le Comité international de la Croix-Rouge, le CICR, refuse de l’escorter.

Le Kremlin en a eu assez d’attendre. Estimant que tous les "prétextes" invoqués par Kiev avaient été épuisés, Moscou a donné l’ordre à son "convoi humanitaire" de repartir. Selon la télévision d’Etat russe, la ribambelle de poids lourds s’est d’abord déplacé jusqu’aux douanes d’Izvariné. Et plus de 20 camions ont continué leur route vers Lougansk, dans l’Est de l’Ukraine.

Pour Moscou, "toutes les garanties indispensables ont été données" et l’itinéraire du convoi "vérifié" par le CICR. Mais le comité sur qui la Russie compte pour distribuer l’aide sur place annonce, lui, qu’il ne suivra pas la manœuvre, faute d’une sécurité suffisante.

Frédéric Jolly, le porte parole du CICR en France, estime que la situation est trop « volatile » pour l’instant. Il a été joint par Thomas Pontillon.

Les combats sont intenses à Lougansk. Dans ces conditions là, le CICR peut difficilement donner ses propres garanties pour pouvoir acheminer ce convoi.

La diplomatie russe a répété que "la responsabilité de possibles conséquences de provocations dirigées contre le convoi" revenait "totalement" à Kiev. L’Ukraine, elle, estime la Russie "entièrement responsable" de la sécurité de son convoi. Le ministère ukrainien des Affaires étrangères qui a dénoncé "les violations flagrantes du droit international et de l'inviolabilité des frontières", dit craindre "des provocations délibérées". Malgré tout, l'Ukraine n'aura pas recours à la force contre le convoi et souhaite éviter toute provocation, a annoncé le chef du service ukrainien de la sécurité d'état , Valentin Nalivaïtchenko.

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Ce jeudi, les gardes frontières et les douaniers ukrainiens avaient débuté l’inspection des premiers camions du convoi : 300 camions transportant 1.800 tonnes d’aide humanitaire. En toile de fond, il y a l’intervention de la Russie dans le conflit, qui pourrait être favorisée par une "provocation" du convoi par les insurgés.

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