C'est sa première visite en France depuis cinq ans, et aucune rencontre officielle n'est prévue avec des représentants gouvernementaux pour cette figure mondialement reconnue.

Le 14e dalaï lama à Bruxelles le 8 septembre 2016
Le 14e dalaï lama à Bruxelles le 8 septembre 2016 © Reuters / Yves Herman

S'il n'était pas un représentant spirituel, on dirait que Tenzin Gyatso est une star planétaire. Prix Nobel de la paix en 1989, âgé de 81 ans, et leader exilé et symbolique des Tibétains, le dalaï-lama (14e du titre) sera à Paris et Strasbourg du 12 au 18 septembre. Peu de leaders politiques ont son aura internationale. Et même sur Internet, où il possède notamment un compte Twitter, il rivalise avec les plus grands leaders mondiaux.

Pourtant cette visite française se fait dans une certaine indifférence politique affichée. Pas de réception en grande pompe à l'Élysée, Matignon ni même au quai d'Orsay. Tout juste une rencontre avec une vingtaine de parlementaires français ce mercredi. Car recevoir le dalaï-lama, c'est toujours prendre le risque de froisser le très susceptible partenaire chinois, qui observe d'un œil suspicieux cette série de déplacements loin de sa résidence, en Inde.

Il est "peut-être plus actif encore" que par le passé, confirme son interprète français, le moine bouddhiste Matthieu Ricard. Mais pas forcément pour évoquer sa cause tibétaine. "Il a dit qu'il s'occuperait principalement de trois choses maintenant : promouvoir les valeurs humaines, l'harmonie entre les religions et poursuivre le dialogue avec la science".

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