À onze jours des élections européennes, six chefs de file des principales familles politiques présentes au Parlement ont débattu mercredi soir lors d’une émission retransmise par Eurovision dans les 28 pays et toutes les langues de l’Union européenne. Le débat se tenait dans l’enceinte du parlement de Bruxelles.

La tête de liste allemande Ska Keller a participé au débat ce mercredi soir à Bruxelles.
La tête de liste allemande Ska Keller a participé au débat ce mercredi soir à Bruxelles. © AFP / Aris Oikonomou

Face au public, ils ont échangé et confronté leurs points de vue sans se couper la parole et sans s’invectiver, comme on en a parfois l’habitude en en France. Ils ont échangés sur la façon de réformer l’Union, sur le problème des migrations, les populismes, l’emploi ou encore le climat : un thème qui s’est imposé dans de nombreux pays comme le plus important du moment,  et sur lequel les opinions sont parfois tranchées. 

La transition énergétique a-t-elle un coût ?

Protéger la planète coûte cher. Les emplois dans l’industrie automobile ou charbonnière  pourraient disparaître, l’énergie coûtera plus chère. Pensez-vous qu’il faille faire ce type de sacrifice pour protéger notre planète ? C’est sur cette question posée aux candidats que les débats ont été particulièrement vifs avec cette première attaque de l’allemande Ska Keller la tête de liste du Parti vert européen (PVE) : « Ce qui est bien c’est que nous savons quoi faire ! Les instruments politiques,  les mesures à adopter nous connaissons cela tout cela ! Tout cela est prêt !  Il faut juste agir !  Et c’est ça le problème ajoute-t-elle alors  : « Les autres partis ici présents ont toujours voté contre le progrès dans la lutte contre le changement  climatique. C’est un sujet brûlant, urgent ». Que ferait-elle pour que cela change ? : Par exemple arrêter toutes les subventions qui portent atteinte au climat,  chaque année  nous dépensons au niveau européen des milliards d’euros ! »…. 

Le belge Nico Cué candidat de la gauche radicale (parti de la gauche européenne GE), embraye en évoquant alors  la crise des gilets jaunes,  une crise dont l’écho a largement franchi les frontières : «On ne s’attaque pas aux gros pollueurs, ces multinationales  qui sont responsables de presque 70 pour cent de la pollution mondiale, on ne leur fait absolument rien !  Par contre, je suis totalement opposé à ce qu’on déplace le problème vers la taxation des citoyens les plus faibles comme le fait Emmanuel Macron en France, c’est totalement inacceptable

Protéger la planète mais aussi les emplois

Pour  l’allemand Manfred Weber chef de file de la droite européenne (PPE), il faut en effet une transition climatique mais pas trop brutale en terme d’emploi : « Je ne suis pas d’accord pour que les retraités ou les personnes plus pauvres de cette société soient les perdants de ce processus, chez les salariés de l’industrie automobile, la façon dont ils vont réussir à gérer cette période de transition. Suscite beaucoup d’inquiétude ! » Manfred Weber dont la famille politique le PPE est en tête des sondages, il pourrait décrocher la présidence de la commission européenne. 

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