Un camion de l'armée équatorienne sur la route de Pedernales
Un camion de l'armée équatorienne sur la route de Pedernales © MaxPPP

Une semaine après le séisme qui a fait plus de 600 morts et 12.000 blessés, l’accès aux zones sinistrées reste très compliqué. C’est le cas de la ville de Pedernales, située à l’épicentre des secousses samedi dernier.

Sur la route qui mène à cette station balnéaire, des éboulements empêchent le passage des véhicules venus ravitailler les habitants. Au volant de son camion-citerne, en attendant que l’intervention des machines qui déblaient le terrain soit terminée, Jorge s’impatiente :

Les gens là-bas ont besoin de notre aide, et notamment de l’eau, celle que j’ai dans mon camion

Parmi les naufragés de la route, on trouve aussi des habitants de Pedernales, comme Dimas et ses enfants. Ils désertent la ville tous les soirs, par peur des répliques , quotidiennes depuis une semaine : "On va dormir dans un autre village. On y va tous les soirs mais on tient à revenir tous les jours à Pedernales. C’est compliqué de circuler. Le matin ça bloque dans un sens et le soir dans l’autre ".

Sur place, le reportage de Philippe Randé et Gilles Gallinaro

Envoi de matériel et appel aux dons

Pour aider les sinistrés, la France a annoncé qu’elle allait envoyer sur place trente militaires de la Sécurité civile ainsi que 21 tonnes de matériel. L’ONU, elle, a lancé un appel à ses donateurs. Elle estime que 720.000 Equatoriens ont besoin d’assistance . La Banque mondiale a pour sa part annoncé un prêt de 150 millions de dollars pour remettre sur pied les infrastructures médicales du pays.

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