En Centrafrique, après la fin des massacres, les soldats français tentent de désarmer les milices. Désarmer les milices, ce n'est "pas un travail facile" selon les mots du ministre des Affaires étrangères.

Laurent Fabius, invité de France inter, a expliqué combien il était difficile d'identifier des individus qui se fondent dans la population.

Beaucoup d'ex-Séléka ont "enlevé leur treillis et se sont mis en civil.

► ► ► EN VIDEO | Laurent Fabius, invité de France Inter

Après l'intervention purement militaire, les forces françaises tentent la réconciliation.

Le reportage de Jéroôme Jadot à Bossangoa, à 300 km au nord de Bangui

la france tente d'arrêter les massacres en centrafrique
la france tente d'arrêter les massacres en centrafrique © reuters

Les militaires français ont échangé des coups de feu avec d'ex-rebelles de la Séléka ce matin près de l'aéroport de Bangui lors d'une opération de désarmement. Les miliciens ont refusé de rendre leurs armes.

Des messages sont diffusés notamment à la radio pour inciter les ex-rebelles à coopérer. En l'absence de résultat, "la force sera employée" précise le chef de la diplomatie française.

1 600 soldats français déployés

C'est 400 de plus que prévu à l'origine. Les militaires français de l'opération Sangaris devraient bientôt recevoir le renfort de 6000 soldats d'une force multinationale d'interposition africaine, la Misca, comme l'a annoncé François Hollande.

François Hollande: "6000 hommes pour mettre la Centrafrique en sécurité"

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Pour l'instant 2500 militaires du continent sont déjà arrivés sur place. Une intervention lancée après le vote de l'ONU jeudi.

400 morts en moins trois jours à Bangui

Les massacres ont cessé dans la capitale depuis l'arrivée des soldats français.__

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Les précisions de Mathilde Lemaire juste après l'arrivée de la force militaire française

A Bangui, ils sont maintenant 1200 militaires français à patrouiller dans les rues en collaboration avec les troupes de la coallition africaine.

La "tension" reste encore "assez palpable"

Selon le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, la tension reste encore "assez palpable" aujourd'hui à Bangui mais aussi, et surtout dans le nord et l'ouest de la Centrafrique dans les villes de Bossangoa et Bossembélé. Des soldats français y sont également déployés.

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