François Hollande et Vladimir Poutine au G20 de Brisbane
François Hollande et Vladimir Poutine au G20 de Brisbane © Reuters / Alain Jocard

Pas la peine d'ajouter de la tension à une réunion déjà sous pression ! C'est en substance le message de François Hollande, qui a confirmé à Brisbane que la question des porte-hélicoptères commandés par la Russie n'a pas été abordée lors du sommet. Le président français veut prendre sa décision "en dehors de toute pression".

"Cette question du Mistral n'a pas du tout été posée ici, ni par des partenaires au sein du G20, ni par le président Vladimir Poutine parce que ce n'était pas le lieu", explique François Hollande lors de sa conférence de presse retransmise à la télévision.

Je prendrai ma décision en dehors de toute pression, d'où qu'elle vienne, selon les intérêts de la France et mon appréciation de la situation.

Il y a des règles liées au contrat et pour l'instant nous sommes dans les règles (...) Donc je ne me pose pas la question aujourd'hui des compensations

La France estime ne pas pouvoir livrer le porte-hélicoptères dans les circonstances actuelles du fait des tensions en Ukraine, où la Russie est accusée par les Occidentaux de soutenir les séparatistes pro-russes.

Pas de rupture du contrat, pas de sanction

D'après l'agence de presse russe Ria Novosti, Moscou donnerait à Paris jusqu'à la fin du mois pour livrer le premier Mistral, faute de quoi la Russie formulerait d'"importantes réclamations" financières. Des réclamations illégitime pour le moment, selon le président français, qui estime que le contrat n'a pas été interrompu, mais reporté.

Un contrat qui remonte à 2011, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, et qui prévoit la livraison de deux porte-hélicoptères Mistral à la Russie pour un montant d'environ 1,2 milliard d'euros. La livraison du premier des deux, le Vladivostok, devait initialement intervenir en octobre, puis en novembre, mais le gouvernement français estime que les conditions "ne sont pas réunies" en raison des tensions persistantes en Ukraine.

La livraison du deuxième navire est prévue pour 2015.

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