Le sommet du G20 de Saint-Pétersbourg est resté scindé en deux camps sur le dossier syrien. Le dernier dîner, consacré à la situation syrienne, s'est terminé tard dans la nuit en soulignant les divergences. Un ultime tête-à-tête entre le président américain Barack Obama et son hôte russe Vladimir Poutine, principal soutien de Damas, n'a pas permis de rapprocher les points de vue hier soir.

barack obama plaide auprès du g20 en faveur d'une action en syrie
barack obama plaide auprès du g20 en faveur d'une action en syrie © reuters

Onze pays ont signé un communiqué commun lancé par les Etats-Unis pour réclamer "une réponse internationale forte" contre Damas, "clairement responsable , dit le communiqué, de l'utilisation d'armes chimiques contre sa population." Un communiqué qui ne parle pas explicitement d'intervention militaire.

La France, seule alliée prête à épauler les Américains dans une opération, fait partie des signataires. Lors du G20, l'Allemagne avait refusé de signer ce communiqué avant de rejoindre cet après-midi l'ensemble des pays européens. Une décision allemande liée à la visite du secrétaire d'Etat américain à Vilnius aujourd'hui. John Kerry s'est déplacé en espérant convaincre ses homologues européens de la nécessité selon lui de frappes sur la Syrie.

De retour aux Etats-Unis, Barack Obama s'adressera mardi aux Américains. Les élus du Congrès hésitent à voter une intervention militaire en période pré-électorale alors que l'opinion publique est de plus en plus sceptique.

Barack Obama s'attend à une semaine difficile pour convaincre le Congrès raconte Aurélien Colly

Barack Obama a promis ce matin que la Syrie ne serait pas "un nouvel Irak ou un autre Afghanistan" mettant les élus du Congrès devant leur responsabilité."Nous sommes les Etats-Unis d'Amérique, a rappelé le président américain,nous ne pouvons pas fermer les yeux sur des images comme celles qui nous viennent de Syrie. "

François Heisbourg, le conseiller spécial à la Fondation pour la Recherche Stratégique à Paris doute que Barack Obama obtienne le soutien de son Congrès. Il était l'invité de Patricia Martin ce matin sur France Inter.

Dans les pays voisins de la Syrie, la tension monte. Par craintes d'attentats, les Etats-Unis ont préféré évacuer leur personnel de Beyrouth et du sud de la Turquie. A Damas, les habitants se montrent fatalistes en attendant de possibles frappes américaines. Valérie Crova a rencontré à Damas des habitants fatigués par les bombardements à répétition.

Retrouvez le dossier complet de la rédaction de France Inter.

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