A Antalya, en Turquie, les dirigeants des pays les plus riches de la planète ont affirmé leur détermination à frapper "très fort" contre la menace djihadiste, malgré leurs profondes divergences sur la Syrie alors qu'Obama et Poutine se sont retrouvés pour un rendez-vous non prévu.

La rencontre des dirigeants des 20 plus grandes puissances mondiales a commencé par une minute de silence en mémoire des victimes des attentats de Paris et Ankara, le 10 octobre dernier, également attribués à l'EI. Peu avant, le président turque avait promis que le G20 allait apporter une réponse "très forte, très dure" à la menace terroriste.

La France est représentée, non par François Hollande, resté à Paris, mais par Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, et par le ministre des Finances Michel Sapin.

Les leaders vont publier un communiqué séparé sur le terroriste. Un texte qui devrait appeler les membres du G20 à renforcer leur coopération pour limiter la liberté de circulation des terroristes, à lutter contre la propagande sur internet et à accroître la traque financière du terrorisme.

Angela Merkel a déclaré que les pays G20 s'étaient déclarés unis face à la menace djihadiste lors du sommet qui se tient en Turquie :

Nous, ici au sommet du G20, envoyons un signal déterminé que nous sommes plus forts que toute forme de terrorisme"

Elle a ajouté que le renforcement des frontières externes de l'Union européenne était crucial pour l'Allemagne.

Barack Obama a promis d'intensifier les efforts pour lutter contre l'Etat islamique en Syrie et l'empêcher de commettre des nouvelles attaques comme celles perpétrées à Paris.

Les Etats-Unis et leurs alliés vont redoubler leurs efforts pour trouver une solution pacifique en Syrie et empêcher les combattants de l'Etat islamique de perpétrer des attentats comme celles qui ont eu lieu à Paris.

Un tête à tête non prévu a réuni Barack Obama et Vladimir Poutine

Selon des images de la télévision turque, penchés l'un vers l'autre, entourés de deux collaborateurs, les deux chefs d'Etat ont mené cette conversation face à face assis dans des fauteuils de cuir, isolés dans un coin d'une grande salle où circulaient les autres dirigeants et de nombreux officiels. Cette rencontre, dont le contenu et la durée n'ont pas été dévoilés, n'était pas prévue, alors que les deux pays entretiennent des relations compliquées, notamment sur la Syrie et l'Ukraine. Mais selon Moscou, il reste des "divergences sur la tactique" pour battre l'EI entre Moscou e Washington.

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