Invité à s'expliquer lundi sur ses liens avec la Russie, Jared Kushner a nié toute collusion durant la campagne

Jared Kushner a du s'expliquer lundi sur ses liens avec la Russie devant le Congrès
Jared Kushner a du s'expliquer lundi sur ses liens avec la Russie devant le Congrès © Reuters / Aaron Bernstein

Je n'ai pas commis de collusion et je ne connais personne d'autre dans l'équipe de campagne qui ait commis des collusions avec quelque gouvernement étranger que ce soit.

Jared Kushner, le gendre et très proche conseiller de Donald Trump, a été auditionné par la commission du Renseignement du Sénat, lundi, à huis clos. Il est le premier membre du cercle rapproché du président américain à s'expliquer sur ses liens avec la Russie. Comme son beau père, il a nié toute collusion durant la campagne et a remis une note de onze pages censée l'expliquer.

"Des rendez-vous tout à fait normaux"

Jared Kushner a confirmé quatre rencontre avec des russes durant la campagne et la période de transition : deux fois l'ambassadeur russe aux Etats-Unis ainsi qu'un banquier proche de Vladimir Poutine. Il se souvient aussi d'avoir participé quelques minutes à une réunion avec une avocate russe organisée par son beau-frère, Donald Trump Jr., en juin 2016. Mais le conseiller de Donald Trump ne voit la rien d'"inapproprié" et plaide son inexpérience.

Le gendre du président témoignera à nouveau mardi, cette fois devant la commission du Renseignement de la Chambre des représentants.

Les élus qui enquêtent sur les ingérences russes dans la campagne, en parallèle à l'investigation menée par le procureur spécial Robert Mueller, veulent entendre également le fils Donald Jr. le fils du Trump et Paul Manafort, son ancien directeur de campagne. "Des assignations seront sans doute nécessaires pour les forcer à témoigner", a averti le sénateur démocrate Richard Blumenthal, membre de la commission de la Justice.

La "chasse aux sorcières" dénoncée par Donald Trump se poursuit donc malgré toutes les tentatives du président. Il a à nouveau tweeté lundi sur le sujet et écrit que les commissions, et son propre ministre de la Justice "assiégé", feraient mieux d'enquêter sur Hillary Clinton.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.