Les autorités égyptiennes restreignent la vente de gilets jaunes par peur d'une envie de l'opposition de copier les "gilets jaunes" français.

Le gouvernement égyptien craint que le mouvement des "gilets jaunes" fasse tâche d"'huile
Le gouvernement égyptien craint que le mouvement des "gilets jaunes" fasse tâche d"'huile © Getty / Kyodo News

Selon l'agence Associated Press, relayée notamment par le Washington Post, les autorités égyptiennes auraient pris la décision, en tout discrétion, d'interdire la vente de gilets jaunes dans tout le pays. 

Les autorités voudraient ainsi éviter qu'il y ait des manifestations de gilets jaunes égyptiens lors des célébrations de janvier prochain, liées aux sept ans du soulèvement populaire ayant entraîné la démission d'Hosni Moubarak. Résultat, les gilets jaunes seraient introuvables dans les magasins. 

Selon les services de sécurité de l'État et des commerçants, les grossistes d'équipement de sécurité ont reçu l'ordre de ne pas vendre de gilet jaune à des clients qui se présenteraient directement chez eux et de ne fournir que les revendeurs vérifiés et après permission de la police. Les contrevenants seront "punis".  

Quatre magasins du centre-ville du Caire ont confirmé à l'AP qu'ils ne vendaient plus de gilet jaune à la demande de la police.  

Il semble qu'ils ne veuillent pas que l'on fasse la même chose qu'en France.

Des représentants des services de sécurité gouvernementaux ont expliqué sous couvert d'anonymat que l'interdiction continuerait jusqu'à la fin du mois de janvier. Une rencontre a eu lieu entre les importateurs de produits d'équipement, les grossistes et les services de police.  

Ces deux dernières années, les autorités égyptiennes ont réprimé parfois violemment les manifestations destinées à célébrer le 25 janvier, qui marque la date du début de la révolution de 2011. 

Les médias égyptiens ont diffusé de nombreuses images des manifestations des "gilets jaunes" français ces dernières semaines, montrant surtout des scènes de pillages et des incendies, confortant le Président el-Sissi. Selon lui en effet, les événements de rue entraînent surtout le chaos. D'ailleurs, pour la première fois depuis son accession au pouvoir en 2014, El-Sissi a récemment accusé la révolution de 2011 d'avoir entraîné son pays dans une  crise à la fois économique et politique. 

Les manifestations sont sensées être interdites en Égypte et El-Sissi rappelle souvent que la dureté est nécessaire à la stabilité du pays. 

Depuis son arrivée au pouvoir, il n'y a pas eu de grande manifestation dans le pays malgré la crise.

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